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Publié le 29/05/2008 à 12:00 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour.
Je n’ai rien dit ni chez moi, ni à Christophe. Danielle m’a quelques jours plus tôt demandé de ne parler de sa situation à personne.
Une certaine angoisse occupait une bonne partie de mes jours, le trac plus exactement. Je n’ai absolument pas regretté ma décision. Je l’ai prise sous la conduite du cœur comme toujours. C’est celle qui me semblait la plus évidente pour éviter que Danielle reste seule face à sa situation, mais tout de même, je m’interrogeais et m’inquiétais sur ma réelle capacité à subvenir à ces besoins. Je ne manquais pas de courage mais d’expérience.
J’ai attendu la leçon de code suivante pour retrouver Danielle; une semaine s’était écoulée sans que je sache ce qu’elle avait décidé.
Nous avons cette fois encore fait le trajet jusqu’à Nuits ensemble et sans aborder ce sujet. Pourtant l’envie de lui poser la question me brûlait les lèvres. C’est parce que je la sentais différente, plus détendue, que j’ai patienté encore un peu.
Sur le chemin du retour, avant d’arriver, j’ai fini par lui poser la question :
« Danielle j’ai l’impression que tu vas mieux, cela me fait plaisir. Il y a du nouveau pour toi ?
-Oui Max. Je suis heureuse, les nuages s’écartent, je suis soulagée, mon Lou m’a demandée en mariage.
-…..Mais c’est formidable ! Effectivement c’est une très bonne nouvelle ! Je retire donc la proposition que je t’avais faite.
-Max tu es fou ! Te rends tu compte de ce que tu m’a proposé ? Tu aurais sacrifié tes envies tes projets pour moi ? Ce n’est pas possible?…
-C’était vraiment sincère Danielle et cela n’aurait pas été un sacrifice. Maintenant je préférerai que l’on en parle plus. »
J’étais heureux pour Danielle, elle allait rester avec celui qu’elle aimait ; quant à moi j’étais à la fois soulagé et déçu.
Soulagé de cette pression qui disparaissait de mes épaules;déçu car j’avais beaucoup de tendresse pour Danielle, je sentais même poindre une once de jalousie, jalousie alimentée par la crainte que Michel ne l’aime pas vraiment, se sente obligé d’accepter ce mariage et au final ne la rende pas vraiment heureuse.
La cérémonie à été rapidement décidée, j’ai été invité au mariage. Dans le fond de l’église, alors que le prêtre officiait, je cherchais encore à déterminer si Michel était sincère ou non.
J’en concluais que oui certainement, et lorsque qu’est arrivé le moment des félicitations, en lui serrant la main, les yeux dans les yeux d’un air qui se voulait une mise en garde, je lui ai dit :
« Surtout Michel, prend bien soin d’elle, et toujours. »
Car moi je l’aurais fait pour toujours.
Peu s’en est fallu que je sois à son bras, peut-être…..
Au final je n’ai jamais su ce que Danielle a pensé de ma proposition, je les ai aidés à aménager leur maison, puis la vie à repris son cours. Danielle à obtenu son permis, moi ma licence.
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Publié le 31/05/2008 à 12:00 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Je ne suis le héros d'aucun livre, mais tout de même le héros de ma vie.
Mes concepts sont peut-être d'une autre époque, peuvent choquer ou paraître déplacés, couverts de la poussière du temps, mais ils sont ceux que je respecte.
Ils sont ceux qui font ce que j’ai été, ce que je suis.
Ils n’ont eu comme guide que le cœur qui les fait vivre, et brillent de l’Amour qui les nourrit.
C’est ainsi que ma vie déroule le fil de ses jours ; c’est ainsi que j’aime, ris ou pleure, ignoré de ceux qui m’entourent, invisible à leurs yeux tellement je cherche à ne pas les effrayer par le décalage que mes pensées pourraient produire.
Le temps de l’orientation scolaire est là. Il nous faut choisir où poursuivre nos études à la sortie du collège, choisir l’avenir professionnel qui sera le nôtre.
Je vais prendre la deuxième grande décision de ma vie. La première était pour Danielle.
Quel sens donner à mes études ?
Je n’ai aucune idée de ce que je ferai dans l'avenir. J’ai déjà pensé être chanteur, chauffeur routier, militaire, garde forestier, moniteur d’auto école, astronome, scientifique, baroudeur, archéologue et bien d’autres encore.
Mes résultats me permettent de continuer dans la voie littéraire, de passer un BAC G. Mais pour faire quoi ? Avocat, professeur, notaire ?
J’aime bien tout ce qui est bricolage, électronique, chercher et réfléchir pour trouver les solutions à un problème posé.
De ces deux choix je n’aurais pas d’autre résultat que de perdre de vue Isabelle. Elle souhaite préparer un diplôme de comptabilité et de fait ira à Beaune, alors que moi mes choix me porteront soit à Brochon pour le BAC, soit à Chalons en internat pour l’électronique. Je n’arrive pas à accepter cette fatalité.
Olivier a opté pour des études d’électromécanicien au lycée de Beaune lui aussi. Son choix est la solution à mon dilemme, je ferais comme lui. Après tout, l’électronique n’est pas très loin de l’électromécanique.
Alors pour avoir encore la possibilité d’être avec Isabelle, j’oriente mes études sur une formation d’électromécanicien.
Je ne le sais pas encore, mais lorsque je signe cette décision d’orientation elle aura pour conséquence qu’Olivier et moi soyons dans la même classe et que je sois matin et soir dans le transport scolaire emprunté par Isabelle.
Je n’arrive pas à trancher dans les sentiments que j’éprouve pour Isabelle. L’esprit occupé à accompagner et protéger de loin Danielle m’a pendant quelques temps soustrait au feu qui brûlait en moi. Mais il est bien présent.
Je ne sais plus que faire pour avoir l’occasion de la rencontrer. Christophe vit sa petite vie avec Christelle, Olivier a ses occupations, moi je me plonge dans l’écoute des chansons de Gérard Lenormand.
Je ne sais si elles jouent le rôle d’un baume apaisant ou si au contraire, sans que j’en sois conscient, elles alimentent en combustible l’incendie qui me dévore .
Quoi qu’il en soit, je reste seul.
Je n’ai même pas l’idée de rencontrer d’autres personnes et pourquoi faire ? Je sais que sur ce chemin nos cœurs se sont trouvés. Je ne contrôle pas leur invisible dialogue, Isabelle a encore moins conscience de ce qui se joue, mais ils nous tiennent tous les deux par la main, nous guidant vers notre destin, donnant à notre vie la leçon du moment.
Publié le 03/06/2008 à 12:00 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour. .... De l'aide pour son amour. ...
Notre petit groupe continue de fonctionner, de sorties en rigolades. L’été s’annonce comme celui de l’an passé. Je retourne travailler dans la même entreprise, Christophe et Olivier n’y seront pas cette année. La piscine, le plan d’eau de Saule Guillaume et les cabanes à frites seront aussi au rendez-vous de cet été.
Depuis quelques temps je sens Isabelle plus proche, un peu soucieuse aussi. Elle m’entretient sur des sujets qui la concerne personnellement.
Je sais aussi que je n’ai rien à attendre d’elle, je me confine dans une réelle amitié en tenant le rôle de confident lorsque cela s’avère nécessaire. Les évènements de la vie de Danielle ont un peu bousculé l’ambiance qui régnait chez eux et de ce fait, Isabelle naturellement me faisait part de ses incertitudes.
Je n'ai rien a attendre d'elle, mais j'ai toujours ce feu au cœur, cette impatiente de la retrouver, cette douleur lorsqu’il faut la laisser. Rien à attendre mais avec au fond, l’espoir que peut-être je serais celui qu’elle doit trouver.
Puis un soir où nous marchons de nuit sur les chemins de Vonse à Flagey, Isabelle m’annonce :
« Max, je sais que je peux tout te demander, pourtant il y a quelques temps que j’essaye de te dire quelque chose et je n’y arrive pas.
-Ce n’est rien de grave ? Je pensais à Danielle en disant cela.
-Non, je veux juste te parler de quelqu’un, un autre garçon.
-… ! »
Je n’ose rien dire j’attends la suite en ayant peur d’avoir compris.
"Je peux, cela ne te dérange pas ?
-Bien sûr que non, allez n’hésite pas plus longtemps!
-Voilà, en fait l’été dernier lorsque nous étions en vacances j’ai fait la connaissance du fils des amis de mes parents... C’est de lui que je veux te parler.
-Tu vas me dire que tu es amoureuse et qu’avec les vacances qui reviennent, tu vas le revoir.
-… ? "
Sourcil droit relevé Isabelle me regarde l’air étonnée.
« Non je n’étais pas au courant, ne sois pas inquiète.
-Oui j’aimerai le revoir, mais maman ne voudra jamais.
-Comment as tu fait depuis l’été dernier, vous êtes vous revus ?
-Occasionnellement lorsque nos parents se retrouvent, mais nous nous sommes écris souvent.»
Je reste un moment éteint, j’aurais voulu cette nuit me sauver en courant, la laisser là.
Après mon ascension, après mon arrêt brutal, ma chute.
Alors que je me trouvais encore suspendu dans ce vide entre le sommet de cet amour qui m’avait poussé si haut et le vide sous mes pieds, je venais de sentir que quelque chose avait lâché. J’étais en chute libre sans rien pour me retenir, vers la dureté d’un sol que j’allai percuter de plein fouet.
Je ne veux qu’elle... Je ne veux qu’elle et je suis le témoin involontaire de son cœur qui s’ouvre, qui se tourne vers un autre.
Il fait nuit, Isabelle ne voit pas les larmes qui bordent mes yeux.
« Max ça va ?
-Bien sûr§ tu sais je ne suis pas vraiment surpris, c’est normal. Donc tu cherches à le revoir c’est ça ?
-Oui.
-Bien!... mais moi qu’est-ce que je viens faire là ?
-Il habite Beaune, jamais maman ne me laissera aller à Beaune seule, mais avec toi oui.»
Publié le 07/06/2008 à 12:00 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour.
Ma chute vers le sol venait de prendre fin, arrêté par la dureté du sol sur lequel je venais de m’écraser.
Je m’étais toujours plus ou moins attendu à cette situation, et malgré cela cette annonce me sonnait pour de bon.
Notre ballade s’est poursuivie sans que je ne laisse rien paraître. Nous avons même continué de discuter, cherchant la manière d’opérer pour arriver à convaincre sa maman de nous laisser aller à Beaune. Nous ne manquions pas d’imagination.
Je suis rentré chez moi bien tard ce soir là, et si quelqu’un avait pu voir mon être intérieur, il aurait eu devant lui un jeune homme en béquilles, les membres plâtrés, couvert de bandages jusqu’à la tête; mais plâtrés ne veut pas dire mort.
J’avais décidé de continuer cette vie pour Isabelle puisque mon cœur battait toujours aussi fort pour elle, décidé de l’aider dans ses démarches.
Accepté aussi de trahir pour elle, la confiance que madame Souvignet mettait en moi.
Ce soir là avant de me forcer à dormir, j’ai pris les deux disques de Gérard Lenormand pour les briser à jamais.
A partir de ce jour je me suis mis à écrire.
Dans un cahier d’écolier bleu les pages se sont remplies de textes écrits au sang de mon cœur.
Cœur dans lequel l’incendie n’avait jamais cessé, mais qui ce soir comme sous un vent tournant, venait de se modifier.
D’un feu qui comme la lumière d’un phare était alimenté par l’énergie de l’Amour, il devenait incendie rageur, poussé par les vents de la peine, s’auto-détruisant par fin de combustible.
Ma seule envie ? conserver l’occasion d’être auprès d’Isabelle.
J’allais donc l’aider. A deux occasions je l’ai accompagnée à Beaune, sous divers prétextes acceptés par madame Souvignet, lui permettant ainsi de rencontrer son ami Thierry.
L’une d'elle avec la complicité de Christophe, eu pour objet une fausse séance de cinéma du film « L’aile ou la cuisse.»
Christophe qui l'avait déjà vu, nous avait durant le trajet raconté l’histoire, pour nous préparer aux éventuelles questions que nous poserait madame Souvignet. Bien nous en pris car cette fois là, elle avait à notre retour voulu en savoir plus sur le film que nous avions vu.
Dans ces moments à Beaune, je laissais Isabelle à la porte de l‘immeuble où habitait son ami, puis passais mon temps à déambuler dans les rues de la ville avant de la retrouver à l’heure du retour. Je savais qu’avec son ami elle ne faisait rien qui aurait pu choquer la morale de sa maman, mais tout de même, il fallait que je prenne sur moi pour ne pas rentrer seul.
Isabelle avait besoin de partager un peu de ce qu’elle vivait, et pour cela nous nous retrouvions assez souvent. Parfois même j’étais présent en même temps que Thierry qui de temps à autres venait à Vosne visiter les amis de ses parents….
Nous faisions dans ces moments là nos ballades à trois, voir à quatre quand Christelle nous accompagnait.
Isabelle m’avait présenté comme son meilleur copain, et Thierry qui était bien plus âgé que moi, certainement plus mûr d’un autre vécu aussi , se comportait agréablement avec nous.
Je me souviens m’être fait la réflexion qu’il avait l’attitude d’un scout ou d’un enfant de cœur.
Ces soirées n’étaient pas désagréables puisque j’étais tout de même auprès d’Isabelle, même si ces fois là ce n’est pas à moi qu’elle tenait le bras.
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Publié le 08/06/2008 à 12:00 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour.
Lors des vacances estivales cette année là, comme je me suis retrouvé une nouvelle fois seul tout un mois alors que mes parents prenaient du repos sur la côte atlantique, il est arrivé parfois que nos sorties nous conduisent à Vougeot, à la maison où nous pouvions disposer de tout notre temps sans être dérangés.
Je me trouvais alors en compagnie de deux couples : Christophe et Christelle, et Isabelle et Thierry. Chacun d’eux s’installait dans une pièce, une chambre, et moi je rejoignais dans le jardin la tente où j’aimais passer ces nuits d’été…..
Mon cerveau se déconnectait de cette réalité qui sans cesse me taraudait. Il se contentait de rendre service, d’être celui qui leur permettait de se retrouver, tout en sachant là encore que la morale était sauve car Isabelle et Thierry ne franchissaient pas une certaine limite.
Une autre fois j’ai voulu marquer l’esprit de Thierry. Pour son anniversaire je me suis un peu forcé à lui offrir un cadeau. Comme il fumait j’ai choisi de lui acheter un beau briquet or, paquet cadeau que j’ai confié à Isabelle.
Forcé, mais pas tant que cela en fait. J’avais avec ce geste un objectif : qu’il m’apprécie encore un peu plus et que ce cadeau reçu soit l’occasion pour Isabelle d’entendre parler de moi par une autre personne. Leur faire penser aussi que j’étais de ceux qui n’étaient pas invités ce jour là….
J’ai réussi au delà de ce que j’avais espéré. Thierry forcément très surpris de ce présent inattendu m’a en retour transmis ses remerciements.
Ils me sont parvenus sous la forme d’une cassette audio dans laquelle étaient enregistrées des chansons de Georges Moustaki et de Marie Laforêt. A ces chansons étaient ajoutées les paroles de Thierry qui m’expliquait : sa grande surprise de recevoir ce très beau briquet, ne pas comprendre le pourquoi ni comprendre à quoi il devait cette « estime.»
C’est avec Isabelle que j’ai écouté cet enregistrement.
Le feu qui en moi brûlait et brûlait encore, commençait à attaquer mes dernières barrières de protection. Bien que le centre de l’incendie reste d‘Amour, les flammes qui se répandaient devenaient destructrices, consumaient tout ce qu’elles touchaient.
Avec les béquilles, les plâtres et les bandages de mon être intérieur, je n’avais pas la possibilité de les fuir, figé, cloué que j’étais par cette situation que je n’arrivais pas à expliquer, par cette incompréhension de moi même.
J’essayais de me protéger en me réfugiant dans les pages de mon cahier où je tentais comme un pompier, de coucher sur ses feuilles les flammes de mon cœur que je pensais ainsi pouvoir étouffer.
1984 assis sur ma moto les premières voitures viennent stationner sur le parking de l’église. Des gens en costume que je ne connais pas, passent près de moi en se demandant certainement ce que fait ce motard si près de l’entrée.
Le prêtre que je connais bien lui, sort du presbytère, prend la direction de l’église puis s’arrête à ma hauteur.
« Bonjour Max! alors tu es de la fête ? Tu as peur d’attraper froid que tu ne rentres pas dans l’église ? Ou tu veux rentrer avec ta moto ?
-Mon père c’est vrai qu’il fait meilleur dehors sous ce soleil, et vous n’êtes pas loin de la vérité, je rentrerais bien avec ma moto, mais seulement parce que je n’ai pas été convié à cette cérémonie.
-Oui! on me l’a dit, ne fait pas de bêtises... Mes prières iront vers toi Max. »