Créer un nouveau blog :

A propos de ce blog


Nom du blog :
aimerpourlavie
Description du blog :
L'incendie d'un Amour tenu secret. Ma vie a glissé des sommets de l'Amour aux portes de la mort.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
26.01.2008
Dernière mise à jour :
07.02.2009

RSS

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· 0- CHAPITRES (1)
· 1- Page Une. (9)
· 2- Page dix (5)
· 3- Page quinze (5)
· 4- Page20 (6)
· 5- Page26. (5)
· 6- Page31 (5)
· 7- Page36. (5)
· 8- Page 41. (5)
· 9- page46. (5)
· 9-10- Page 51. (5)
· 9-10- Page 56. (5)
· 9-10- Page 61. (5)
· 9-10- Page 66. (5)
· 9-10- Page 71. (5)
· 9-10- Page 76. (5)
· 9-10- Page 81. (5)
· 9-10- Page 86. (5)
· 9-10- Page 91. (4)
· 9-10- Page 96. (4)
· 9-11- Page 100. (5)
· 9-12- EPILOGUE (1)
· Les lieux. (6)
· Recits à venir. (1)
· Renemax et la vie. (1)

Navigation

Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or aimerpourlavie
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !

Articles les plus lus

· Dans les cendres de l'Amour. Page 65.
· Dans les cendres de l'Amour. Chapitres.
· Dans les cendres de l'Amour. Page3
· Dans les cendres de l'Amour. Page15
· Dans les cendres de l'Amour. Page11
· Dans les cendres de l'Amour. Page1
· Dans les cendres de l'Amour. Page12
· Dans les cendres de l'Amour. Page4
· Dans les cendres de l'Amour. Page18
· Dans les cendres de l'Amour. Page5

Statistiques 115 articles


Derniers commentaires

j'ai pris le temps de lire votre histoire si magnifiquement écrite, on y ressent l'amour, le respect et votre ...
(Voir la suite)
Par rosa, le 03.07.2009


bonjour j'aime bien ce que vous écrivezhttp://kadypa dma.centerblog.net...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 06.05.2009


salut renémax !! je passe te souhaiter un très bon dimanche , gros bisous amitié gigi !!!!http://ungarunefi ll...
(Voir la suite)
Par GIGI, le 08.03.2009


salut !! ton blog et toujours un plaisir pour les yeux a lire , felicitation ces très beau !!! je te souhaite ...
(Voir la suite)
Par GIGI, le 07.03.2009


bonjour, merci de votre passage sur mon blog, j'espère pour vous que vous trouverez un bon éditeur pour votre...
(Voir la suite)
Par diddlneo, le 03.03.2009


et bien voilà,la boucle est bouclée.c'est une belle histoire et je lui souhaite le succès qu'elle méritehttp:/...
(Voir la suite)
Par gaby, le 11.02.2009


ah! les leçons de vie!! si tout lemonde arrivait à tirer des conclusions de leurs expériences....comme leur vi...
(Voir la suite)
Par gaby, le 14.12.2008


bravo =p on ne s'en lasse pas, j'ai hate de la suite^^...
(Voir la suite)
Par diddlneo, le 07.12.2008


oh my god >< !lien vers mon blog...
(Voir la suite)
Par diddlneo, le 19.11.2008


tsss, je crains de deviner la suite u_u. mais j'espère que ce n'est pas ce à quoi je pense qui arrivera... (o...
(Voir la suite)
Par diddlneo, le 18.11.2008


je me suis fait la même reflexion il y a quelques heures avec l'accident de cath.j'ai eu moi aussi l'occasion ...
(Voir la suite)
Par gaby, le 08.11.2008


j'attendais avec hate, la suite car je ne savais pas tout cela. max,le grand, le droit, avait menti!!!....olal...
(Voir la suite)
Par gaby, le 05.11.2008


je suis heureuse de lire la suite, où tu as l'air moins amorphe, moins bouche bée à la pensée d'isabelle. ouf ...
(Voir la suite)
Par gaby, le 09.10.2008


petite visite.lien vers mon blog...
(Voir la suite)
Par rimesoudeprime, le 09.10.2008


merci pour vos écrits. j'ai du plaisir à vous lire. veloursnoirlie n vers mon blog...
(Voir la suite)
Par veloursnoir, le 08.10.2008


RSS

Recherche
Recherche personnalisée

Blogs et sites préférés

· renemax
· artisans orléanais
· de tout et en beauté.
· arc en ciel
· tai ji quan, l'école de mon maître.
· renemax


9-10- Page 51.

Dans les cendres de l'Amour. Page51.

Publié le 21/05/2008 à 12:00 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour.
Page51

C’était aussi l’occasion, quand j’attendais au bas de sa maison que Danielle soit prête et à notre retour de Nuits, de retrouver incidemment Isabelle.
Lors de ces rencontres je ne faisais qu’échanger avec elle des banalités, mais je gardais de cette manière le contact, essayant de paraître indifférent à sa présence ou à son absence. Essayant…

Décemment je ne pouvais continuer d’imposer de la sorte à Danielle ma présence lors de ses déplacements jusqu’à Nuits. Pas sans raison valable en tout cas, et vis à vis de Michel son ami, non plus.
Alors, je me suis inscrit dans la même auto-école, afin de passer la licence qui permet de conduire une moto de 125 centimètres cubes, limite que mes seize ans imposaient.
Je n’en avais pas vraiment l’utilité ne posédant pas d’engin de ce genre, mais le prétexte pour accompagner Danielle en devenait réel et je pouvais toujours dire que j’avais le projet d’acquérir prochainement une 125 cm3 et qu’en attendant, cela me permettra de conduire la yamaha de Christophe sans avoir à me cacher.

Les jours donc continuaient de s’écouler ainsi, dans l’insouciance d’une jeunesse qui avance dans la vie avec ses hauts et ses bas, avec ses coups de gueule et ses coups de cœur.
Et ces jours qui lentement défilent font avancer l’année sans que rien ne change vraiment.

Le printemps et ses premières chaleurs étaient de nouveau là. La scolarité présentait aussi sa fin qui cette année imposait encore à l'échéance de la troisième, l’épreuve du brevet. Malgré l’immanquable stress que cet examen faisait monter, l’air du temps baignait dans une ambiance joyeuse.

Pourtant un soir où une fois encore je me rendais avec Danielle au code, j’ai senti qu’un drame se jouait.
Pour avoir petit, partagé la chambre avec ma grande sœur, j’ai appris inconsciemment à reconnaître la peine qui habite le cœur d’une fille.

Ce soir là, j’attendais comme à chaque fois devant sa maison le moment où elle allait surgir pour, sur sa bicyclette, venir me retrouver . Habituellement je la voyais arriver vive, souriante, une plaisanterie en introduction à notre bout de soirée partagée. Mais cette fois, ce n’est pas moi qu’elle regardait en me rejoignant, mais le sol devant ses pieds. Le joli sourire qui illuminait son visage avait laissé la place à de la tristesse.
« Bonjour, on y va... » furent les seuls mots qu’elle a prononcés du bout des lèvres.

Je n’ai rien tenté pour essayer de savoir ce qui se passait. Je comprenais aisément que cette situation annonçait quelque chose d’inhabituel, de grave pour que dans cette famille où le rire est inné, Danielle que je voyais toujours joyeuse soit ce soir dans cet état.

Sa main accrochée à mon épaule nous avons parcouru en silence les quelques kilomètres qui nous séparaient de l’auto-école.
En route malgré ma discrétion, elle a remarqué que je voyais les larmes qui troublaient ses yeux. Jamais je ne l’avais vue ainsi, et dans un sourire forcé elle a essayé de me faire croire qu’un moucheron lui avait touché un œil un peu trop fort.

Par respect je suis resté discret, mais au fond j’espérais que l’amicale complicité que nous partagions depuis quelques mois l’aurait encouragée à me parler pour se défouler ou soulager un peu sa peine, si bien sûr c’était possible.

Arrivé à destination j’étais maintenant gêné d’être le témoin de cette souffrance silencieuse. C’est pour cela que je l’ai laissée rejoindre seule les bancs de l’auto-école.
« Tu ne viens pas Max ?
- Non pas ce soir, je n’ai pas assez révisé, je vais faire trop de fautes. Vas-y, j'attendrai là dehors que tu finisses. »




Son associé :



--

Dans les cendres de l'Amour. Page52

Publié le 22/05/2008 à 12:00 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour.
Page52

Mon excuse était fausse car comme à chaque fois j’avais bien préparé cette séance de code, mais ce soir j’aurais eu trop de mal à me concentrer en cherchant à comprendre ce qui avait pu se passer pour que Danielle soit en pleurs.
Je me suis donc installé par terre pour attendre comme un gros toutou que l’heure du retour arrive.

A Vosne, en attendant qu’elle sorte de sa maison, je n’avais rien remarqué de spécial, ni entendu de cris laissant supposer qu’une dispute pouvait être l’origine de son état, et une dispute ne l’aurait pas empêchée de lancer ses habituelles plaisanteries.
Non! quelque chose de plus personnel devait la toucher, mais de quoi pouvait-il s’agir?

A la sortie de sa leçon elle avait l’air un peu mieux et affichait un sourire que la tristesse de ses yeux faisait mentir.
Sur le chemin du retour elle essayait aussi de me donner le change en me racontant un peu sa journée, mais sans conviction.

« Tu sais, lui ais-je dit, je préférerais que tu m’annonces que quelque chose ne va pas et que cela ne me regarde en rien, au lieu d’essayer de me faire croire le contraire. »
De nouveau j’ai vu les larmes couler sur ses joues. Je me suis senti idiot, je m’en voulais, et déjà nous étions en vue de sa maison.
« Arrêtons nous là un peu Max, je ne veux pas rentrer les yeux rougis.
-Danielle écoute, je ne veux pas savoir ce qui t’arrive si tu penses que cela ne me regarde pas. Je veux juste que tu oses me demander de l’aide si tu es dans le besoin, c’est tout. Ce soir garde le silence, je pense que c’est mieux ainsi.»

Je suis arrivé à sortir quelques bonnes grosses plaisanteries qui ont eu pour effet de la faire rire, et ses larmes séchées nous nous sommes séparés.
Cette fin de journée c’est perplexe que je rentrais chez moi, commençant à douter de l’estime que pouvait me porter Danielle.
Le lendemain samedi je tenterai d’obtenir des nouvelles. Je ne pouvais supporter l’idée qu’elle puisse souffrir sans que j’ai essayé de lui venir en aide.

Dans ce temps qui passe, j’arrivais à ne pas trop m’éloigner de la famille Souvignet. Retrouver régulièrement Danielle me permettait d’être présent chez eux, j’arrivais de la sorte, à ne pas trop me soucier de ce que l’avenir me préparait avec Isabelle ; relations plus distantes encore ou rapprochement amical?
Je me laissais porter par les évènements, mes pas dans les paroles des chansons de Gérard Lenormand.
Olivier lui qui préférait les groupes tels que King Grimson, Ac/Dc, ou Kiss, ne manquait pas de se moquer de ce côté sentimental que j’exposais lorsque je déclarais le genre de musique que j’écoutais.

Le petit groupe que nous formions, Christelle, Christophe, Isabelle,Olivier et moi, continuait de vivre au travers des sorties que nous avions: au café de Boncourt, au bal, au cinéma à Dijon, des ballades que nous faisions à pieds ou à cheval, ou en se regroupant chez l’un ou chez l’autre.
Groupe dans lequel je me sentais vilain petit canard malgré l’ambiance, malgré les rigolades….Autour de moi, mes compagnons de ces moments avaient l’air heureux de vivre.

Dans les cendres de l'Amour. Page53.

Publié le 24/05/2008 à 12:00 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour. ----- L'enfant à naître. -----
Page53.

Samedi après-midi je suis revenu à Vosne. Je savais qu’à un moment j’allais avoir l’occasion de rencontrer Danielle, ce qui en réalité n’a pas tardé à se produire car à l’instant ou j’arrivais devant sa maison, elle sortait de la cour pour se rendre à pieds au commerce du village. Danielle a accepté que je laisse ma mobylette et l’accompagne.
Après avoir échangé quelques plaisantes banalités, un peu de silence s’est installé entre nous. Elle avait toujours l’air aussi grave que la veille, marchant malgré son attitude désinvolte le regard fixé au sol, jusqu’à ce que nous arrivions à l’épicerie but de sa sortie. Là, après avoir réalisé ses achats, Danielle m’a proposé de continuer de marcher un peu par les chemins de vignes avant que nous retournions chez elle. Je devinais qu’elle se préparait à me dire quelque chose et acceptais sa proposition.
« Bien sûr que je veux continuer avec toi, mais tu me laisses porter tes courses. »

Aujourd’hui encore la météo était avantageuse et le beau ciel bleu qu’elle donnait à cette journée positivait tout ce que je voyais, tout ce que je ressentais. Danielle me semblait en difficulté et j’étais prêt à affronter ce qui pouvait la perturber, ne serait-ce que pour lui rendre son sourire.

Nous arrivions dans une petite ruelle quand Danielle s’est arrêtée.
« Comment la trouves tu Max ?
-Comment je trouve qui ?
-Là, cette maison tu la trouves comment ? »

Danielle me désignait la maisonnette qui nous faisait face de l’autre côté de la ruelle. Construite en pierres comme toutes les maisons anciennes de ce village et comme elles le sont toutes dans nos villages de la Côte; cette maison qui me semblait petite ne manquait pas de charme.

« Vue de l’extérieure je l’aime bien, à qui est-elle ?
-Viens continuons de marcher, je ne veux pas trop rester là. »

Je l’ai suivie sans rien dire, et nous sommes arrivés sur le chemin des vignes, situé un peu derrière la maison qu’elle m’a désignée. Là, nous nous sommes assis sur le muret de pierres sèches clôturant cette parcelle de vignes qui borde la route.
Devant nous s’étendait le village dont les maisons nous présentaient en partie leur toit, et en limite droite et gauche, le ruban noir de la route nationale sur laquelle défilaient les voitures de passage. Juste derrière cet ensemble, nous pouvions apercevoir la maison de ses parents.

A mes cotés, Danielle tentait encore un sourire qui ne pouvait cacher la crispation de ses traits.

« Merci Danielle de m’offrir cette ballade, c’est joli ici, et c’est du bon temps pour être dehors.
-Oui ! Alors la maison tu la trouves vraiment sympa ? Elle n’est pas trop renfermée dans une ruelle ?
-… ? Non je t’assure, ça pourrait même être la maison d’une fée.
-C’est là que je vais habiter maintenant! Bientôt...
-Comment ça ? Tu ne veux plus rester chez tes parents ? Tu as envie de partir ?
-…..
-Danielle c’est quoi cette décision, tu t’es fâchée avec quelqu’un? c’est pour cela que tes yeux pleuraient hier?
-Je n’ai pas été très sympa avec toi Max. Tu as toujours un mot gentil, tu es toujours là pour donner un coup de main, et moi je ne voulais pas te mêler à mes histoires.
-Ne t’inquiètes pas pour moi, mais de quelles histoires parles tu ?
-...... Max je suis enceinte."



.

Dans les cendres de l'Amour.Page54.

Publié le 26/05/2008 à 12:00 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour.
Page54


Un coup de masse sur la tête ne m’aurait pas plus ébranlé. Du cœur au cerveau, cette annonce me parcourait et me secouait avec force. J’avais du mal à croire ce que je venais de comprendre; Danielle, « ma » Danielle était dans une situation qui n’avait rien de bénin.
Elle était soudainement plongée de force dans l’avenir que son destin lui avait préparé. Quelque soit la méthode employée il venait de la prendre par la main de la pousser à l’eau en lui disant, vas y! c’est à toi maintenant.

Ma surprise était totale ; de surcroît, bien que je ne me sois jamais vraiment posé la question, je réalisais alors que la relation entre Danielle et Michel était plus importante que le flirt auquel j’avais pu songer. Un instant même un éclair de colère m’a traversé l’esprit ; j’ai imaginé qu’il avait pu abuser de la confiance de Danielle. Puis à la réflexion, il me semblait les connaître assez pour être certain que ce n’était pas le cas.

Je n’ai laissé qu’une seconde de mon temps à ces pensées. Je devais songer à bien réagir pour que Danielle qui était à mes côtés ne se sente pas plus en difficulté. J’imaginais à quel point en parler ne devait pas lui être facile.

« Mais c’est une belle nouvelle que tu m’annonces là Danielle. La vie veut que tu deviennes maman. …. Merci aussi de la confiance que tu me portes. Tu veux m’en dire un peu plus ?
-A la maison c’est dur avec maman qui n’imaginait pas du tout cela. Tu comprends sa fille …. Elle nous a toujours dit qu’avant le mariage nous n’avions pas à nous toucher Michel et moi, et là elle est devant le fait accompli. Je ne peux pas rester à la maison, pas avec ce qui m’arrive.
-Mais non ! n’exagère pas, et puis avec Michel vous avez sûrement déjà pensé à une solution adaptée.
-Non, tu comprends c’est un accident ! je ne suis même pas certaine que Michel veuille actuellement d’une vie en couple, ce serait même le contraire et je ne veux pas l’obliger. »


Dans ma tête les rouages de mes pensées tournaient à plein régime, je cherchais comment lui donner confiance en l’avenir.
Moi qui espérais pouvoir lui venir en aide….. Mais que pouvais-je faire du haut de mes seize ans face à un tel bouleversement de vie. Y avait-il même quelque chose à faire ?

Je me suis levé et Danielle m’a laissé lui prendre la main pour l’inviter à reprendre notre ballade.

« La maison alors, c’est là où tu penses vivre avec Michel ?
-Avec ou sans lui, oui. De toutes façons je n’ai pas le choix.
-Ne t’inquiètes pas pour l’avenir Danielle, moi je sais que tu seras une super maman.
Tu verras, et en plus ça te va très bien. »

Je lui avais lâché la main, son sac de courses dans l’autre, nous reprenions la route qui nous ramenait à la maison de ses parents.

« Max tu n’en parles à personne, pas même à Isabelle s‘il te plait. »
Je l’ai laissé devant chez elle, je ne voulais voir ni sa sœur ni sa maman et encore moins Michel.
Danielle si joyeuse si gaie, de la sentir au bord des larmes me rendait un peu agressif.
Il me fallait prendre le temps de gérer cette nouvelle à tête reposée.
Je voulais aussi trouver le moyen de l’aider, quel qu’il soit.



Dans les cendres de l'Amour. Page55.

Publié le 28/05/2008 à 12:00 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour.
Page55.

Je suis resté volontairement éloigné de la maison Souvignet toute une semaine.
Un bouleversement complet surgissait dans la vie de Danielle, j’avais du mal à gérer ce qui arrivait, du mal à penser à tout ce qui allait changer, je pensais que pour elle cela devait être pire.

Ne savait-elle vraiment pas ce que Michel allait faire ? Je crois que c’est cela qui me tenaillait le plus. Imaginer que Danielle, la gentillesse incarnée allait se retrouver dans une situation qui pouvait être désespérée, désarmée, seule face à cette nouvelle vie.

Toute cette semaine j’ai donc essayé de faire le point sur ma vie aussi, sur ce que j’avais comme projet pour l’avenir, sur mes vrais désirs. Ce bilan réalisé, j’ai pu avoir une vision assez claire de ce que je pouvais faire pour Danielle.

Un samedi après-midi je suis retourné la voir, j’avais une proposition à lui soumettre qui lui permettrait d’être moins seule pour affronter ce qui lui arrivait.
De nouveau nous avons pu partager quelques instants lors d’une promenade.

« Danielle avec Michel où en es tu ?
-Je ne sais pas vraiment. J’ai l’impression que ses copains ont plus d’importance pour lui.
Il s’est un peu renfermé et ne me dis rien. »
C’est encore les larmes retenues que Danielle m’a dit cela, et la voyant triste comme elle l’était, je n’ai pas hésité.

« Danielle ne pleure pas. Je ne veux pas que tu sois malheureuse, je ne veux pas que tu ais peur de l’avenir. Tu sais que je suis là pour t’aider.
-Je sais Max, je sais. Merci d’être là, mais tu ne peux pas grand chose pour moi.
-Justement si Danielle...
J’ai toujours aimé les enfants, et je suis prêt à donner mon nom à celui que tu attends, prêt à être le papa de cet enfant pour ne pas que tu sois seule à l’élever.
-… ! Non ce n’est pas possible, ne dit pas cela Max !
-Je t’assure que c’est ma décision Danielle, tu sais que tu peux compter sur moi. Je ne te parle pas d’amour, mais d’une aide pour ces années à venir. »

Le silence est tombé sur les pas de notre promenade, les larmes de Danielle nous ont encore accompagnés. Je n’arrivais pas à distinguer ce qu’elle pouvait penser.
De mon côté, je me préparais. Préparais à un éventuel oui. Les conséquences auraient été immédiates.
Annoncer ma décision à la maison, arrêter peut-être l’école pour trouver du travail. Tenir le rôle d’un homme et oublier l’adolescent que j’étais.

En fin d’après-midi nous nous sommes quittés sans en avoir dit beaucoup plus. Danielle m’a une nouvelle fois remercié et il m’a fallut patienter quelques jours encore pour connaître sa décision.