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Nom du blog :
aimerpourlavie
Description du blog :
L'incendie d'un Amour tenu secret. Ma vie a glissé des sommets de l'Amour aux portes de la mort.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
26.01.2008
Dernière mise à jour :
16.05.2008
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7 Page36

Dans les cendres de l'Amour. Page36.

Posté le 26.03.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour.
Page36

Sans préambule, je me jette à l'eau transgressant la règle que je m'étais imposée. Tout en continuant d'avancer je lui dis:
« Isabelle écoute moi, il faut que tu saches que je suis très heureux d'être là avec toi ce soir, comme tous ces autres moments partagés, et tu ne sais sûrement pas à quel point.
A ta demande, c'est la première fois que nous sommes seuls tous les deux! Voulais-tu m'entretenir de quelque chose en particulier?
Nous sommes arrivés tu vas devoir rentrer!»

Son bras se serre un peu plus au mien, puis elle me lâche, me demande d'attendre et entre chez elle. Je ne patiente pas longtemps pour la voir revenir.
« j'ai dit à maman que j'étais de retour et que je restais un peu dehors avec toi. Asseyons nous ici. »
Ici, désigne le goudron en plein milieu de la rue. A cette heure, la circulation est inexistante et la route conserve la chaleur de la journée. Je m'installe volontiers à l'endroit désigné et je m'assois entourant de mes bras mes genoux ramenés à la poitrine.
Légèrement à ma droite Isabelle me fait face dans la même attitude, la tête posée sur ses genoux.
Notre silence du moment est comblé par le chant des grillons. Isabelle me regarde mais ses yeux glissent sans s'accrocher aux miens.
Je résiste à mon envie de lui prendre la main, de lui entourer les épaules.
Pour mieux gérer cette attente je m'allonge sur la route, le regard fixant les étoiles. Un doigt tendu vers le ciel je romps le silence:
« Isabelle, tu vois là haut toutes ces lumières? Quand je suis avec toi, j'en ai beaucoup plus dans le coeur.
-Max, tu es vraiment un garçon à part! Je n'en connais pas d'autres comme toi.
-C'est un compliment ou un reproche?
-Non! Je suis contente de te connaître. On s'entend bien!
Quand je te parle tu m'écoutes, quand je ne dis rien tu respectes mes silences, tu ne cherches pas à m'embêter comme certains garçons, tu fais attention aux autres, tu sais apprécier la vrai valeur des choses, chez moi on te trouve sympa, Danielle autant que moi et je sais que je peux compter sur toi.
-Olivier et Christophe aussi vous les trouvez sympathiques!
-Eux ils sont rigolos, ce sont des dragueurs. Regarde! maman n'accepterait pas que je sois dehors à cette heure si tu n'étais pas ici.»

Me plongeant dans les abîmes insondables de la voie lactée, je laisse au silence le temps de prendre sa place. Les grillons doivent attendre la suite aussi; je ne les entends plus.
J'essaye sans savoir pourquoi, de graver dans ma mémoire ce qui vient d'être dit.
Je suis intérieurement fier qu'Isabelle me distingue des garçons de mon âge, fier de la confiance que me porte cette famille que j'apprécie beaucoup, comblé que Danielle m'aime bien.
Pas une fierté orgueilleuse! non! simplement content que l'on m'attribue des qualités.
Hormis le professeur de sport, peu m'en ont fait. Lalane parfois peut-être.
Mais comment pourrait-il en être autrement. Je ne fais rien de remarquable, les actes du coeur ne font pas de bruit et sont invisibles pour la pluspart des gens.

Les mots que vient d'énoncer Isabelle me renvoient à la réalité et à la justesse de mes principes. De les avoir respectés me permet déjà d'être là ce soir, me permet de vivre ces émotions.
« D’accord, je comprends bien. Vous me considérez comme quelqu'un de respectueux.
Mais pour ce soir pourquoi voulais tu que je sois là?
-Je voulais que l'on se retrouve un peu sans les autres. Ce n'est pas toujours évident de parler sérieusement lorsqu'ils sont là. Je dois te demander quelque chose. »



Dans les cendres de l'Amour.Page37.

Posté le 29.03.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.

Dans les cendres de l'Amour.----Amour – amitié, la déchirure.----
Page37

Me demander quelque chose… Il me semble comprendre que ce n'est pas d’une déclaration qu'il s’agit et que ce n'est peut être pas le moment dl’exposer Isabelle au feu qui brûle en moi .
En fin de compte je vis en cet instant le moment le plus intense de notre relation.

J’ai l’impression depuis que je la connais, de gravir une montagne. Non pas comme un alpiniste qui endure une rude épreuve, mais plus comme un randonneur découvrant sur le sentier qui le mène vers les hauteurs, la grandeur des paysages qui l’entourent.
De gravir à l’aveuglette, sans avoir de carte ni d’indication précise de la direction à suivre,
juste en se laissant porter par la douce chaleur des lieux, et guidé par la certitude d’avancer vers quelque chose de beau.
Et là en cet instant, après les quelques heures que nous venons de partager ce soir, je suis à l’arrêt sur le chemin de cette montagne, un peu essoufflé, heureux de ce que je viens de parcourir, à me demander si j’ai le temps de continuer mon ascension ou s’il est temps de rentrer.

Mes yeux quittent les étoiles pour se poser sur le visage d’Isabelle qui reste silencieuse le regard dans le vague, certainement perdue elle aussi dans ses pensées.
Isabelle si tu pouvais m’aimer aussi…
Essaye t-elle de deviner ce que je pense ? A t-elle un souci dont elle veut me parler ? Il ne faut pas que je laisse le silence couvrir de sa chape de plomb le moment présent. Je regarde ma montre.

« Isabelle tu dois rentrer chez toi à quelle heure?
-J’ai tout le temps, je n'ai pas d'horaire.»

Sur ces mots elle change de position pour s'allonger à mes cotés dos sur la route, je retire ma veste de treillis pour la glisser sous son dos. Elle ne dit rien, je peux donc penser qu’elle accepte ce rôle du chevalier servant que j’endosse déjà depuis quelques semaines.

« Alors avant que tu me dises ce dont tu veux me parler écoute moi.
Je ne te l’ai encore jamais dit, mais dans ma vie il y a deux choses que je désire depuis toujours il me semble.

Tu vois ce ciel au-dessus de nous. Chaque point est un monde avec sa vie particulière.
Depuis très jeune je suis convaincu que nous ne sommes pas seuls dans l’univers, convaincu que très proche de nous vivent des êtres encore plus évolués, encore plus sages et qui certainement ont déjà dû donner beaucoup aux hommes.
Donc mon premier souhait est de ne pas mourir avant d’avoir eu confirmation de cette certitude.

Le deuxième est de vivre : dans le vrai, dans la sincérité de mes actes, dans l’honneur de la parole donnée, vivre l’amour vrai et sincère. Non pas pour me distinguer des autres, mais parce que c’est le ressenti que j’ai de ma vie. C’est ce qui vibre en moi et qui, comme le balancier de l’horloge, guide mes pas, guide mes actes, construit mes émotions et fait ce que je suis.

-……Cet instant est un peu magique Max. Nous sommes là allongés sur la route, la tête perdue dans les étoiles…..Tu exprimes des choses fortes et un peu étranges parfois, je ne saisis pas vraiment tout, mais j’en perçois la profondeur.
Quand je pense aux moments où nous sommes ensemble, c' est vrai que tu es toujours les yeux au ciel. Est ce dû à cette envie de voir un jour une vérité se concrétiser? »

Pour répondre, j’engage alors un débat qui ne peut avoir de fin. Croire ou non aux extraterrestres, expliquer pourquoi de tous temps les hommes ont attendu le retour de leurs Dieux les yeux rivés au ciel et non l’oreille collée au sol….
Son associé au billet :

Dans les cendres de l'Amour. Page38.

Posté le 01.04.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour.
Page38

Alors que tous les deux nous sommes pensifs plongés dans nos réflexions sur la vie humaine,
j’entends un clocher sonner deux heures. Le temps n’attend pas, pourtant il semblait suspendu dans notre discussion projetée dans le passé et imaginant le futur.
Nous sommes vraiment bien ici dans la douceur de la nuit, bercés par le chant des grillons.

Déconnectés de ce qui se passe autour de nous, c’est comme si nous marchions tous les deux dans les étoiles.

« Isabelle que voulais-tu me demander?
-Je voulais ce moment partagé, et je crois qu’il restera dans mes souvenirs comme une très belle soirée.
Lundi je ne serais plus là, nous allons deux semaines en vacances dans la famille, ensuite j’ignore ce que nous ferons jusqu’à la rentrée. Aussi avant de partir, je voulais te demander une faveur. »

Nous y sommes, je vais enfin connaître la raison de ma présence ici ce soir. Mais je sais déjà quel que soit ce qui va être dit, que j’aurai vécu les moments les plus intenses de ma vie.
Non pas qu’avec Isabelle nous ayons fait ou dit des choses extraordinaires, mais ces heures passées j’ai été projeté au centre même du magma de mes émotions, magma qui bouillonne depuis quelques mois pour, ces jours ci, me ballotter comme un bouchon dans ses flots tumultueux.
Et là, revenu à un peu plus de réalité à l’écoute de ce qu’elle va bien pouvoir me dire, je suis plongé dans une vibration particulière.

« N’hésite pas vas y Isabelle, tu sais que tu peux me demander tout ce que tu veux. »

En disant cela, je me suis relevé pour, assis sur la route, la regarder et écouter ce qu’elle va finir par m’annoncer.
Elle fait de même et son visage qui fait face au mien couvre tout mon champ de vision, éclipsant en cet instant le ciel étoilé.

« Max, j’aimerai que tu sois mon ami.
-….. »

Son sourire en coin, les plis sur son front me laissent deviner qu’elle est un peu inquiète de ma réaction.
« J’ai beaucoup hésité à te le dire. Danielle m’avait aussi conseillé de ne pas te demander cela, et Christelle doit penser la même chose.
-Danielle t'a t-elle dit pourquoi?
-Non, je pense qu’elle avait peur que tu te sentes obligé ou alors qu’il est plus naturel qu’une amitié existe entre filles ou entre garçons, mais pas entre une fille et un garçon. »

Le gong sonne dans ma tête, le volcan qui frémissait en moi vient d’exploser. Je sens son feu qui se répand dans mes veines, je sens le soulagement de cette implosion. Soulagement d’une incertitude qui s’efface.

Dans les cendres de l'Amour. Page39.

Posté le 04.04.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour.
Page39.


L’incertitude de penser que je pouvais l’ennuyer, l’incertitude de penser qu’elle avait deviné mes sentiments et que ses mots seraient pour me dire qu’il ne fallait pas aller plus loin.
Non au contraire, elle me demande d’être son ami.
Si j’ai bien perçu la personnalité d’Isabelle, ce n’est pas rien. Un ami c’est la personne sur qui on peut compter à n’importe quel moment. Un ami c’est celui qui est là pour nous aider, nous comprendre, nous consoler, pleurer ou rire avec nous.
Donc c’est beaucoup. Beaucoup car celle que j’aime, me demande d’être là à son écoute, de répondre présent si elle appelle, d’être l’épaule sur laquelle elle pourra s’appuyer.
S’il le fallait, je dormirai devant sa porte pour qu’Isabelle voie combien est grande mon Amitié pour elle.

Je suis un instant distrait par la lumière qui s’allume chez elle dans la cuisine. Il me semble percevoir derrière le rideau la silhouette de madame Souvignet qui brièvement, regarde dans notre direction puis la lumière s’éteint.

« Max tu ne réponds pas ?
-Ho si, si ! J’étais un peu perdu dans mes pensées. Tu sais, personne ne m’a jamais demandé cela, et tu ne peux pas imaginer à quel point pour moi c’est une chose importante, en plus venant de toi.
Je suis heureux que tu me fasses cette requête Isabelle, bien sûr que j’accepte.
-Merci, j’avais un peu peur que tu refuses. »

Ma veste de treillis sur les épaules, les cheveux encadrant son visage, Isabelle me fait face et me sourit. Je ne sais pas ce qu’elle dégage, mais je le ressens très fort, et là encore je prends conscience que nos deux cœurs sont en intime liaison.
Le sait-elle aussi ? Je ne le crois pas. Elle est dans l’innocence des évènements qui nous lient et c’est cette innocence que je dois ressentir.
Je n’arrive pas à deviner quel est le dessein de ces évènements.

Je viens de comprendre que c’est cela qui émane d’Isabelle, cette innocence qui lui permet d’être si souvent dans le rire et dans la joie de vivre.
Des idées se mettent en place, partent de mon cœur pour envahir ma tête. Il me semble percevoir au fond de moi la nécessité de protéger cette innocence et que peut-être, telle est la raison de ma présence ici ce soir.

Un coup d’œil à ma montre, trois heures du matin. Je pense que d’ici peu je dois me rendre au travail, mais je n’ose rompre le charme de cette nuit.
Mon émotion est encore forte et je fais le pitre sur la route. J’essaye de m’envoler pour me fondre dans étoiles, à Isabelle qui rit de mes bêtises je dis :
« Tu vois, si je suis là haut, je te verrai tout le temps et tu n’auras qu’un signe à me faire pour que je sois là.

Une voiture arrive sur notre route, je me relève, tend la main à Isabelle qui la saisie pour se relever plus facilement.


Dans les cendres de l'Amour. Page40.

Posté le 13.04.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour.
Page40.


Cette soirée est un tournant dans notre relation amicale qui débute. Un palier vient d’être franchi. Je me souviens qu’il y a quelque temps je m’étais conseillé de procéder par étapes, comme pour un animal que l’on cherche à apprivoiser.
Je réalise que j’en suis là et bien plus encore.
Quoi qu’il arrive, quel que soit l’événement ou la distance qui nous sépare, par sa demande et par ma réponse je suis lié à Isabelle.

Voilà presque six mois que je l’ai rencontrée. Six mois que sur le chemin de nos vies nos âmes se sont trouvées et que pour cette fille mon cœur à pris un rythme différent.
En cet instant alors que je l’aide à se relever, c’est lui que je dépose dans sa main.

Alors que j’enserre délicatement la douceur de ses doigts et avant de les lâcher je n’ai qu’une envie. Une envie poussée, rythmée par les battements à tout rompre qui frappent dans ma poitrine.
Je m’imagine poser mes mains sur ses épaules, mes mains qui doucement viennent lui encadrer le visage pour que son regard comprenne dans l’intensité du mien, la sincérité qui m’anime en lui exprimant la réalité de mes sentiments.
Je m’imagine lui dire : « Isabelle, que ce soir les étoiles soient mes témoins pour entendre et confirmer ce que j’ai à te dire ; Isabelle je t’aime, et je crois que c’est depuis toujours…. »
Je m’imagine même ayant un malaise qui me met aux portes de la vie, et avant de les franchir, la remercier d’avoir été sur mon chemin.
Mais tout cela reste imaginaire.
Une fois encore, par peur de la perdre, je décide de bloquer le désir de lui avouer cette vérité et à tout perdre, je préfère jouer la carte de l’amitié.

Je lui lâche la main, son bras vient naturellement se poser sur mon épaule le temps que nous quittions la route pour aller nous asseoir sur le muret de sa maison.
La voiture est passée, la nuit retrouve son calme mais pas moi.
Nous devisons encore un peu, nos sujets sont plus légers mais je ne suis plus à l’ambiance.

Je pense avec peine qu’il me faut rentrer pour me reposer avant ma prochaine journée de travail. Avec peine car je crois savoir au fond de moi que cette nuit est unique.
Unique par l’isolement provoqué par les évènements qui nous ont permis de rester seul ce soir.
Unique dans la vibration particulière créée par cette soirée d’été avec; sa douceur, avec l’ambiance d’un ciel étoilé qui me semblait complice de la tension qui nous unissait, tension de l’attente de ce que chacun allait dire.
Unique car Isabelle part pour plusieurs semaines pendant lesquelles beaucoup de choses peuvent se passer. Son cœur est libre lui.

Devant mon soudain silence elle me demande si quelque chose ne va pas. Je n’ai aucun mal à répondre, mais je force mon sourire.
« Tout va bien. Seulement il faut que j’y aille, je travaille dans quelques heures. J’aimerais pourtant que cette nuit se prolonge ou se renouvèle d’autres fois.
Je suis trop bien ici avec toi.
-Max, tu sais que tu peux venir quand tu veux.
-Je sais, mais je sais aussi que souvent ce sont des banalités que l’on place dans la conversation.
-Non je t’assure, me dit Isabelle le sourcil étonné de cette méfiance.
-Avant de partir j’ai une question à te poser. Tu te souviens, dans le bus la première fois ? Pourquoi t’étais tu assise à côté de moi alors que l’on ne se connaissait pas et qu’il y avait de la place ailleurs ? »

Ma question la surprend un peu. Elle semble chercher la réponse qui finit par arriver.
« Je ne sais pas, je ne me souviens pas trop. C’est important ? »




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