Créer un blog Présentation

Nom du blog :
aimerpourlavie
Description du blog :
L'incendie d'un Amour tenu secret. Ma vie a glissé des sommets de l'Amour aux portes de la mort.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
26.01.2008
Dernière mise à jour :
16.05.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· 0- Page une (11)
· 1- Page cinq (13)
· 2- Page dix (32)
· 3- Page quinze (23)
· 4- Page20 (26)
· 5- Page26. (15)
· 6- Page31 (23)
· 7- Page36. (23)
· 8- Page 41. (34)
· 9- page46. (13)
· Recits à venir. (2)
· Z- La route du bonheur (6)
· Z1- Si j'étais moi. (17)

Navigation

Accueil
Livre d'or aimerpourlavie
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Dans les cendres de l'Amour. Page1
· Dans les cendres de l'Amour. Page2
· Dans les cendres de l'Amour. Page4
· Dans les cendres de l'Amour. Page6
· Dans les cendres de l'Amour. Page9
· Dans les cendres de l'Amour. Page3
· Dans les cendres de l'Amour. Page7
· Dans les cendres de l'Amour. Page5
· Dans les cendres de l'Amour. Page8
· Dans les cendres de l'Amour. Page10

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

=témoignage=
15.05.2008
plénitude de l'instant
08.05.2008
Ecriture
03.05.2008
Super,
23.04.2008
adoration de la musique
20.04.2008
Bravo
20.04.2008
Superbe superbe...
18.04.2008
wow
16.04.2008
De l'auteur merci
16.04.2008
bonjour
15.04.2008
De liliane
09.04.2008
CAPTIVANT
07.04.2008
....
26.03.2008
re-suspense
26.03.2008
les soirs d'été
19.03.2008
^^
17.03.2008
a tOii
16.03.2008
soussou
07.03.2008
wow
04.03.2008
La porte Fermée??
01.03.2008
RSS

Blogs 3 à découvrir :

· lemeltingpotdeclytia
· otacon102
· cessenon
· simplythebest84
· o0dayalone0o
· belleplante
· letontonflingueur
· moonsun
· etrangemessager
· shenight

2 Page dix

Dans les cendres de l'Amour. Page10

Posté le 08.02.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.

Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.

Dans les cendres de l'Amour.
Page10

Les jours de cette semaine sont longs à s’écouler. Je n’ai plus revu Isabelle depuis ce matin là dans le bus, et je ne pose pas de questions à Olivier. Peut-être sait-il pourquoi on ne la voit pas, mais je ne souhaite pas qu’il puisse deviner que je m’intéresse à elle.

Lors des récréations, je continue de suivre mes pas, en jetant très haut un objet pour le rattraper ou la tête penchée sur mon livre de théâtre.
Mais loin d’être concentré, tout en marchant, je repère du coin de l’œil les élèves qui font partis du groupe que fréquente Isabelle, pour m’assurer qu’elle ne vient pas d’arriver dans la cour. Je ne sais même pas dans quelle classe elle est.

Je mets à profit son absence pour prendre de l’assurance en adressant un peu plus la parole aux filles de ma classe. Je dois vraiment me forcer, elles rigolent toujours bêtement, et leur seul sujet de conversation se limite à comparer la beauté des « gars » qu’elles croisent, ou voient à la télévision.

Ces temps ci, j’ouvre un peu plus les yeux sur ces demoiselles que je côtoie tous les jours au collège et dans le bus, sans vraiment les voir.
Il faut dire que je m’intéresse plus aux livres d’aventures et à courir les bois qu’aux filles, comme le font les garçons de mon age.
Moi, mon rêve n’est pas de d’être accompagné par une belle copine, et encore moins de vanter mes succès sexuels, mais de vivre comme ces indiens que je vois dans les westerns.
Le cœur bon et simple, l’esprit en harmonie avec les être humains et la mère nature.
Comme eux aussi, je suis capable d’extrêmes résolutions.

Mes connaissances dans le domaine de la sexualité ne sont pas non plus très avancées. Je sais peut-être à peine embrasser. Pour le reste, je crois que je n’imagine même pas en quoi cela peut consister. Olivier lui, m’a raconté avoir déjà fait des trucs…

A la maison, je n’ai pas de grand frère, mais une grande sœur qui a huit ans de plus que moi, Lalane, et une autre plus jeune de seize mois, Gaby. Je n’ai donc pas l’occasion d’aborder ce domaine. Des discussions avec papa sur le sujet, encore moins.

D’ailleurs chez nous, nous ne parlons pas de ces choses là, un tabou plane dessus.
Ma grand-mère de son vivant, disait que ce qui avait rapport à la bagatelle était avant le mariage, péché mortel .
Mais ce ne sont pas ses dires qui m’ont influencé. Si telle avait été ma décision, je serais passé à l’acte sans tenir compte de son avis. Mais bon, ce n’était pas le cas.
Nous ne pouvions pas compter non plus sur les films du soir à la télévision, le carré blanc est bien visible, et même sans cela dés que les images montrent deux personnes qui s’embrassent un peu trop longtemps, il nous faut arrêter de regarder pour rejoindre nos chambres et aller nous coucher.

J’ouvre donc les yeux et regarde ces filles qui m’entourent. Pas une n’est aussi belle qu’Isabelle.

Dans les cendres de l'Amour. Page11

Posté le 08.02.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.

Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.

Dans les cendres de l'Amour.
Page11


Il m’arrive parfois de croiser Anne ou Elisabeth.
Je constate avec soulagement que je ne suis plus envahi par une bouffée d’émotions à leur approche.
C’est récent, cela signifie que mon cœur a fait le vide.
C’était une vraie torture que: de le subir emballé, le sentir remonter jusqu’à la gorge, et ne rien pouvoir dire. De ce côté, je suis maintenant apaisé.
Je ressens bien cette nouvelle lumière qui brille en lui, mais elle n’est qu’une palpitation lointaine qui se fait à peine remarquer. Une lumière que l’on croit apercevoir au fond d’un tunnel. Pourtant il ne me donne pas l’impression d’être très serein.

Olivier m’énerve un peu avec son monopoly chez Isabelle. Je me demande si déjà il n’a pas deviné que j’avais un faible pour elle.

Le restant de la semaine, je n’ai pas eu plus de chance de la revoir, ni au collège, ni dans le bus. A essayer de la retrouver, je me suis même surpris à être un peu inquiet.
Je n’ai personne à qui me confier.

Je n’ai jamais eu dans mon entourage un ami avec qui je pouvais parler de mes soucis. Les garçons sont toujours dans la rivalité; un jour ou l’autre ils profitent de vos faiblesses avouées.
Je me sens plus proche des filles qui ont une autre écoute, mais je leur fais encore moins confiance, elles se racontent tout.

A la maison j’ai longtemps partagé la même chambre avec ma sœur Lalane.
De cette époque je me souviens très bien que parfois, lorsque qu’elle venait se coucher, je l’entendais pleurer dans son lit.
Elle essayait de se faire discrète pour ne pas me réveiller ou pour éviter que je la remarque. Mais je l’entendais et j’avais de la peine pour elle. Alors sous mes draps je pleurais sans rien dire.

Lalane aussi un jour a commencé à fréquenter les garçons. A seize ans, elle n’avait pas le droit de sortir seule de la maison. L’éducation du pays d’où nous venons n’autorise pas une jeune fille à circuler seule dans la rue.
Parfois maman lui permettait: de s’absenter plus longtemps, ou de se promener, à condition que je l’accompagne. J’avais huit ans.
Ma discrétion était sans faille je crois. Lalane pouvait avoir confiance en moi, et notre complicité fût totale.
Mais elle n'est plus là, et sept ans se sont écoulés. Je ne sais pas si en la matière elle aurait pu me conseiller, mais je crois que si elle était présente je lui confierai mes états d’âme.

J’ai envie de prendre une initiative. J’envisage de me rendre à Vosne Romanée samedi après-midi. Je ne sais pas ce que je ferais, mais cet objectif me permet de freiner les pensées qui dans ma tête, tournent à vide et dans tous les sens.
Son associé au billet :

Dans les cendres de l'Amour. Page12

Posté le 10.02.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.

Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.

Dans les cendres de l'Amour.
Page12


Après mes devoirs, après avoir fini d’aider à la maison, je suis prêt ce samedi après-midi pour partir à la conquête de Vosne Romannée, et peut-être rassurer mon cœur.
Je n’ose pas penser que je vais tenter de conquérir celui d’Isabelle.

Le beau temps qui nous octroie sa douce chaleur de printemps rend cette sortie encore plus euphorique.
Mon plan est simple : comme j’ai repéré sa maison, je vais passer devant chez elle ou stationner dans sa rue avec l’espoir de la voir. Si l'occasion m'est offerte, je trouverai le prétexte pour l’aborder.
Pour mes parents cette après-midi je pars chez Olivier. Ce n’est pas tout à fait faux, je continuerai jusque chez lui si mon espoir ne se réalise pas.

Je quitte la maison sur ma bicyclette en passant par les vignes, derrière le Clos de Vougeot. Ces routes secondaires, ces chemins de vignes, m’isolent des lieux trop fréquentés. Ils me font traverser une nature qui m’a toujours enivré et qui m’emporte dans des élans infinis de…. de je ne sais pas quoi en fait.
Ce dont je suis sûr, c’est qu’elle submerge mes sens par toute la beauté qu’elle exprime.
Dans ses coteaux et les bois qui les couvrent, alignés à perte de vue vers l’ouest.
Dans ses combes où serpentent les chemins que j’aime parcourir des heures durant, et qui plongent leur profondeur sur d’insondables mystères nés de mon imagination.
Dans ses vignes qui d’est en ouest s’étendent de chaque côté de la route nationale, pour puiser dans la terre et le ciel, les éléments qui fourniront aux hommes, les fruits de leur ivresse.
Dans sa plaine qui au delà des vignes s’étend vers l’est, où seuls la lisière de la forêt de Citeaux et quelques châteaux d’eau brisent l’élan de ses lignes vers l’horizon.
Tout cet univers qui est celui dans lequel j’ai grandi, m’élève vers quelque chose que j’ignore.
(Vingt cinq ans plus tard je comprendrai de quoi il s’agit).

Emporté par cet élan, et tout à l’excitation de ce qui risque de se produire cette après-midi, je ne réalise pas que les deux kilomètres cinq à parcourir sont « avalés » en un temps record sous mes coups de pédales.
Me voilà parvenu à destination, je m’arrête place de l’église.
Je réfléchis encore une fois à ce que je vais faire. J’ai le cœur qui bat au rythme de mon angoisse grandissante, et je me sens ridicule d’agir comme cela.
J’hésite entre rebrousser chemin et laisser les choses se faire naturellement, ou provoquer les èvénements. Mais je ne serais pas Max si j’étais passif.

Alors sur mon vélo je m’élance dans la rue qui descend le village jusqu’à l’arrêt de bus de la nationale. Au panneau stop qui impose la prudence avant de traverser cette route, je suis arrêté, pieds à terre, en vue de la maison d’Isabelle.
Une dernière hésitation, un coup d’œil à gauche, à droite, et je franchis le cœur emballé, le terrain de ma première conquête.


Dans les cendres de l'Amour. Page13

Posté le 16.02.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.

Dans les cendres de l'Amour.
Page13

Ca y est, j’ai franchi le cap de mon incertitude. Je suis arrivé dans cette rue que je scrute depuis tous ces jours, lorsque le bus qui nous transporte arrive à sa hauteur, sans que jamais je n’aperçoive Isabelle.

Maintenant il me faut faire quelque chose.
Je pédale aussi doucement que je peux en passant devant sa maison. Il est quatorze heure trente, je devrais voir dans la cour une ou deux mobylettes, dont celle d’Olivier.
Je m’efforce de scruter au travers du grillage qui borde les lieux une présence ou quelque chose qui me donne une indication, mais je ne vois rien et n’entends personne. Je me doute que pour un monopoly c’est à l’intérieur que doivent se trouver Isabelle et ses invités, mais j’espère que quelqu’un que je connais sera là dehors, me remarquera et m’arrêtera.

Ma bicyclette va trop vite, la rue est en pente douce. J’ai beau, les mains sur les freins, essayer de la ralentir, je suis passé trop rapidement pour arriver à quoi que ce soit.
Le nez dans mon guidon, je n’imagine pas que cela soit déjà fini. Le bout de la rue approche, je vais devoir refaire un passage.
Je m’arrête de pédaler après le petit pont de la voie ferrée. Devant moi s’étendent les vignes; plus loin encore se devine la maison d’Olivier, et dans mon dos, le chemin à parcourir de nouveau pour arriver jusqu’à la maison d’Isabelle, si j’en ai le courage.
Je ne me donne pas le temps de réfléchir. Je fais demi-tour, je pousse ma bicyclette à la main et je remonte la rue à pied.
Je me fais penser à Bourvil en panne de vélo, et me sens un peu ridicule.

Mon cœur accélère son rythme, sur ma gauche approche la maison d’Isabelle qui me paraît toujours aussi vide de présence.
Du coin de l’œil, je perçois de l’autre côté de la rue, un mouvement dans la cour de la maison d’en face. Je ralentis encore, j’appuie mon vélo contre un mur de clôture, me baisse comme pour attacher mon lacet et tourne la tête pour regarder qui arrive.

« Bonjour ! », me dit une voix.
Je me redresse et constate que s’est arrêtée à ma hauteur une jeune fille, brune aux cheveux courts, d’allure énergique qui me sourit franchement.
Je réponds d’un bonjour qui se veut ferme, alors que j’ai l’impression d’avoir une langue desséchée.
« Tu cherches quelque chose ? » me demande-t-elle tout sourire.

Dans les cendres de l'Amour. Page14.

Posté le 19.02.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.

Dans les cendres de l'Amour. Christelle - sa famille.
Page14

Je n’avais pas prévu cette intervention extérieure. Je me donne le temps de réfléchir à ce que je vais dire, en prenant ma bicyclette qui est toujours appuyée contre le mur.
« En fait j’arrive de Flagey où mon copain n’est pas chez lui. On m’a dit qu’il serait peut-être ici chez Isabelle. J’essaye de voir si il y est.
-Son sourire s’est agrandi, si tu cherches de ce côté, tu ne risques pas de le trouver. Isabelle habite là ! »

Elle me désigne la maison d’où elle vient de sortir. Devant mon apparente surprise elle me précise :
« De ce côté c’est ma maison, j’habite en face de chez elle.
-Je suis étonné! j’ai cru qu’elle habitait ici car lorsqu’elle descend du bus de ramassage, c’est là que parfois je l’ai vu se diriger.
-C’est normal, elle passe souvent par chez moi avant de rentrer chez elle. »

Je regarde plus précisément les abords de la maison d’Isabelle mais je ne vois pas plus de mobylette ou de présence.
« Mon copain Olivier Bonnot devait venir faire un monopoly chez Isabelle. Sais-tu s’il est arrivé?
-Olivier Bonnot ! je le connais, il passe de temps en temps, mais aujourd’hui il n’est pas là. C’est vrai qu’il y avait un monopoly d’organisé chez Isabelle, mais elle est malade depuis une semaine. Donc personne n’est venu.
-Ha ! c’est pour cela alors que je ne la voyais pas à l’école !
-Oui cette semaine elle n’est pas allée en classe. C’est d’ailleurs Olivier qui lui apportait ses cours. »

Voilà qui fait beaucoup de nouvelles à gérer.
Positives : je sais exactement où elle réside, et je comprends mieux pourquoi je ne l’ai pas vu au collège.
Négatives: Olivier à l’air de bien la connaître, et je n’aurais pas l’occasion, par son intermédiaire, d’approcher Isabelle aujourd’hui comme je pensais le faire.

« Tu es aussi dans la classe d’Isabelle, me demande t-elle.
-Non je suis au collège, mais pas dans sa classe. Nous nous sommes parlés quelques fois pendant le trajet jusqu’au CES. Et toi tu es une copine d’Isabelle ?
-Oui, sa voisine et son amie. Je m’appelle Christelle. Tu veux passer lui dire bonjour ? »
Mais que me demande t-elle! Ca va un peu vite. Dans ma tête j’ai du mal à suivre ce qui s’y passe. J’ai un peu l’impression de répondre malgré moi.

« -Je ne veux pas la déranger ! Elle n’a peut être pas envie d’avoir de visite.
-Tu sais depuis une semaine à part moi, elle ne voit personne. Tu ne m’as pas dit ton prénom.
-C’est exact, je m’appelle Max, j’habite à Vougeot.
-Viens nous allons aller la voir. »

Alors que Christelle retourne chez Isabelle, mon cœur s’emballe, j’ai l’impression qu’elle peut l’entendre. J’hésite à la suivre.
Elle se retourne, me sourit en me lançant : « viens n’ait pas peur. »

Comment ca! je n’ai pas envie qu’elle croit que j’ai peur.
Je traverse la rue à sa suite, appuie ma bicyclette contre le mur, et entre dans la propriété Souvignet.

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus