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aimerpourlavie
Description du blog :
L'incendie d'un Amour tenu secret. Ma vie a glissé des sommets de l'Amour aux portes de la mort.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
26.01.2008
Dernière mise à jour :
16.05.2008
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Dans les cendres de l'Amour. Page5

Posté le 08.02.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.

Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.

Dans les cendres de l'Amour.------------ Chagrins d'Amours



Qui peut le croire? Mon plus fort chagrin d’amour je l’ai subi alors que j’avais huit ans et que, fait nouveau, je quittais mes parents afin de rejoindre obligé, avec ma petite sœur, une colonie de vacances à la Chaux-des-crotenay dans le Jura.
Je conserve quelques souvenirs de ces jours passés en collectivité. Rien de mes camarades du moment, mais ma monitrice…
Je n’ai plus souvenir de son prénom.

En descendant du bus je me suis trouvé pensais-je, face à une squaw, une indienne parmi tout ce monde qui débarquait, et je faisais parti du groupe d’enfants qu’elle gérait.
Déjà à cet âge, durant tout mon séjour, je me suis conduit comme un amoureux qui ne peu divulguer son état.

Elle m’aimait bien. Forcément, je faisais tout pour l’aider, tout pour être agréable.
Je me souviens aussi qu’elle aimait cette petite fleur bleue que je nommais clochette, et que l’on trouvait le long des chemins forestiers. Dés que je pouvais, je passais mon temps à cueillir ces plantes pour les lui apporter.
Souvent elle me tenait la main, elle me consolait aussi quand l’absence de maman se faisait trop fort. Et moi je l’admirais, mais ne lui disais rien.

Puis à la fin des vacances vint le jour du départ. J’étais dans son bus, quelle chance ! J’avais pu m’assoir sur le siège derrière le sien.
Tout le trajet je l’écoutais parler avec son amie, elle m’a encore adressé la parole, et puis à l’arrêt qui précédait celui où mes parents devaient m’attendre, elle est partie. Au revoir Max, et c’était fini.
Le bus a redémarré et je me suis mis à pleurer. Mais vraiment du fond du cœur et à gros sanglots.
Son amie qui était encore là essayait de comprendre ce qui m’arrivait. Elle ne pouvait pas, je ne parlais plus.
En descendant du bus je me suis jeté dans les bras de maman en pleurant. Mes parents ont pensé que cette émotion était due à nos retrouvailles. Je n’ai rien dit.

Maintenant encore, quand je vois ces clochettes, je repense à cette fille qui la première m’a laissé une vraie cicatrice au cœur.

Une autre fois encore, plus tard, alors que je faisais partie des louveteaux à Nuits St Georges, j’étais silencieusement épris de ma cheftaine qui était grande, brune, les cheveux longs, belle à mes yeux.
Elle aussi un jour n’est plus revenue. Mais ma peine cette fois, intériorisée, fut moins longue à gérer.
Mon arrivée au collège suscita aussi quelques irruptions sentimentales.
Pour Anne qui était dans ma classe. Amour que je tentais de garder secret, pour ne pas que l’on se moque de moi.
Elle était de Nuits donc déjà intégrée dans un groupe. Moi non.
J’essayais discrètement de lui faire connaître mes sentiments à son égard. Pour cela, je me débrouillais pour lui laisser des petits mots dans les poches de son manteau.
Elle a fini par me dire, un peu fâchée, qu’il fallait que j’arrête de mettre des « papiers » dans ses affaires. J’étais très gêné, en classe cela se savait.
Quand j’ai rencontré sa sœur mon cœur s’est à nouveau emballé, mais là, j’ai tout gardé pour moi.
Elisabeth, ma partenaire de l’an dernier au groupe de théâtre du collège.
J’ai eu à jouer le rôle d’un voleur qui s’éprend de sa victime. Il n’était pas de composition..
Au travers des dialogues de la pièce, c’est par mon regard que j’essayais de lui faire comprendre la réalité de mes sentiments. Comme savaient le voir Greta Garbo ou Grace kelly, dans les films que nous regardions à la maison. Mais là aussi j’ai manqué d’audace. De toute façon elle fréquentait des garçons plus âgés, je n’avais aucune chance.

Dans les cendres de l'Amour. Page6

Posté le 08.02.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.

Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.

Dans les cendres de l'Amour.
Page6


Le week-end, il m’arrive de retrouver Olivier.
Lui en mobylette, moi à bicyclette ou en solex, nous traînons comme on peut le faire à la campagne, allant chez nos camarades, parfois au bal le soir venu.
D’autres moments, nous écoutons de la musique sur la chaîne stéréo que possède son frère, dans une pièce aménagée du sous-sol de leur maison.
Aucun de nous ne fume, nous ne parlons même pas de boire. Un jus de fruit parfois ou un monaco quand nous allons au café à Boncourt-Le-Bois.
Avec Olivier les choses sont simples. Nous discutons musiques et nous n’avons pas les mêmes goûts, ou de voyages.
Il se voit globe trotter. Moi je ne vois rien, je ne sais même pas vraiment d’où je viens.

Comme tous les dimanches soir, j’ai mal au ventre en préparant mon cartable. Je n’aime pas vraiment l’école, j’y suis mal à l’aise. Je préfère mes bois et collines des hautes côtes de Nuits.
Mais demain je reverrai sûrement Isabelle, le reste importe peu.
Je me regarde dans la glace, c’est vrai que je n’ai pas trop l'allure des autres garçons qui entouraient la Soussou.
Avec mon pantalon de velours vert bouteille, mes chemises bleues de l'armée de l'air, cintrées au possible et mon caban, je n'ai rien de remarquable.
Mais je me suis toujours apprécié tel quel, alors pourquoi changer?

Dans les cendres de l'Amour. Page7

Posté le 08.02.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.

Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.

Dans les cendres de l'Amour.
Page7



Lundi matin, je reprends le chemin du collège, serein, mais soucieux de savoir si me sera donnée l’occasion de rencontrer Isabelle.
Une cour de l’école ce n’est pas le monde à parcourir, mais franchir la barrière des groupes, c’est une autre affaire.
Comment vais-je l’aborder? « Tiens bonjour, je suis content de te revoir, au fait tu habites Vosne ? » ou, « Ha ! Isabelle, tu es là, attends, j’ai quelque chose à te dire… » .
Non ! Je ne pourrai jamais. Je ne veux pas quelle se sente obligée de me parler…… Elle le fera si elle en a envie.

La journée s’écoule, trop rapidement, je scrute chaque coin de l’école aux récréations, mais je ne la vois pas. Pourtant elle est présente, je me suis renseigné.
J’arrive à me concentrer en cours mais je tourne en rond dans mes pensées. Je sais que ce n’est pas bien. Pourtant j’aimerais tant l’approcher, qu’elle m’accepte comme copain.

Comment font les autres dans ce genre de situation ? Je ne me suis jamais posé la question.
Olivier qui est plus « dégourdi » que moi dans le domaine des filles, doit savoir comment procéder. Si je lui demande, c’est sûr il va se fiche de moi.

Nous ne sommes pas dans la même classe, mais nous nous retrouvons au cours de sport.
Et là, Olivier manifeste sa farouche envie d’être meilleur que moi. Pour l’instant nous avons les mêmes résultats.
Cette rivalité est stimulante et nous permet de progresser, mais elle trouve son origine dans le fait qu’il ne supporte pas que l’on me fasse la remarque : « Ha ! Vous êtes le fils de l’instituteur.. ».
Amicale rivalité bien sûr, mais mordante.
Elle ne s’arrête pas qu’au sport : il pense être plus poilu que moi ,signe de virilité pour lui, ou avoir déjà de la moustache, et être plus musclé.
Il possède une mobylette, moi une bicyclette.
Pour sûr, si j’aborde le sujet, il ne loupera pas cette occasion pour essayer de me rabaisser.

Il faudra que je trouve sans aide.
A la fin de la journée je ne l’ai pas vue. Je suis déçu c’est certain, mais j’essaye de me raisonner.
Je me suis emballé tout seul, après tout, pourquoi me faire des idées comme cela ?
Je devrai freiner mon cœur, je sais ce que je risque: le silence, la déception, la peine.

Dans ces pensées que j’essaye d’ordonner, je comprends qu’il y a au-delà de mes sentiments naissants, une motivation nouvelle liée à une situation géographique favorable.
En effet, Isabelle habite à peine à deux kilomètres, et Vosne n’a rien à voir avec Nuits. C’est un village comme le mien, et aucun groupe ne m’intimidera.
Le vent de la vie me pousse naturellement vers elle, je me laisserai porter.
Son associé au billet :

Dans les cendres de l'Amour. Page8

Posté le 08.02.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.

Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.

Dans les cendres de l'Amour.------------ Première approche.



A la sortie de l’école comme chaque jour, je reprends la route du marché, essayant d’apercevoir devant moi, la présence d’Isabelle. Je suis un peu dépité, ce soir elle n’est pas là.

Les bus arrivent, je monte dans celui qui doit me ramener, trouve une place et attends le départ.
Le chauffeur descend, ce n’est pas habituel. Il s’adresse aux élèves qui attendent l’arrivée des cars suivants, et un groupe le suit alors qu’il regagne sa place.

Parmi les personnes qui passent la porte du bus, Isabelle apparaît. Je suis surpris de la voir et avant que ma tension redescende, la voilà qui s’arrête à ma hauteur, me fait subir son petit sourire et me dit :
«Bonjour! je peux m’asseoir ici ?
- Bien sûr! la place est libre.
- Il paraît que notre bus est en panne, et nous devons tous prendre le même.
- Ha! le trajet va être plus long alors.
- Tu descend où ?
- A Vougeot, et toi ?
- A Vosne Romanée. Tu connais Olivier ?
- Oui! Oui nous sommes copains, et le week-end, nous nous retrouvons parfois.»

Le bus à pris la route, je regarde devant moi en cherchant quelque chose à dire.
Isabelle parle avec une copine qui est restée debout dans l’allée.
Je lui propose ma place, qu’elle accepte.
Isabelle me remercie pour ce geste et se lève à son tour.

« Nous arrivons, je vais descendre. » me dit-elle.
Mince déjà!
Le chauffeur n’a pas changé l’ordre des arrêts, Vosne est le premier.
Elle descend se retourne et me dit: « Salut ! .
Je souris bêtement, je ne lui ai même pas indiqué mon prénom, et lui lance mon au revoir chargé d’espoir.
Dans l’allée du car je suis bousculé par les élèves qui veulent rejoindre la sortie.
Je reste volontairement debout, je n’ai pas envie de m’asseoir. Le bus reprend son circuit, et s’engage dans la rue que vient de prendre Isabelle. Nous allons en direction de Flagey.
Nous la dépassons et je me retourne juste à temps pour voir dans quelle maison elle entre. Super! je sais maintenant où elle habite.
Demain matin j’aurai peut-être encore la chance de la voir prendre mon bus.

A la maison je repense à cet épisode trop court.
Pourquoi s’est-elle assise à côté de moi? il y avait de la place ailleurs.
Qu’ai-je dit ? Comment me suis-je comporté ? Je l’ai peut-être déçue!
C’est idiot tout ça, mais je ne voudrais pas avoir compromis ma chance de créer le contact.

Le lendemain matin je suis impatient de voir arriver le ramassage scolaire.
A Vougeot nous sommes les premiers à monter dans le bus et il y a assez de place pour que nous soyons un par banquette.
L’arrêt de Vosne est le suivant. Les élèves montent, mais Isabelle n’est pas la première. C’est un garçon qui s’assoit à mes côtés.
Elle est restée debout vers l’entrée et ne peut me voir, je suis caché par la masse humaine qui se dresse dans l’allée.
A l’occasion des virages du trajet, je l’aperçois qui parle avec une autre fille.

Ca y est nous descendons du bus, moi à attendre que se vide l’allée je suis dans les derniers. Une fois à l’extérieur je ne sais pas où est passée Isabelle.
Ce n’est pas grave, je la retrouverai plus tard. Je sais maintenant que je peux lui adresser la parole.

A l’entrée du collège je retrouve Olivier. Je lui raconte l’incident du bus qui, hier, m’a permis d’être prés d’Isabelle.
Entre deux banalités il me dit : « Isabelle ! je la connais bien, d’ailleurs samedi après-midi avec Thierry nous nous rendons chez elle pour faire un monopoly.»

Dans les cendres de l'Amour. Page9

Posté le 08.02.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.

Dans les cendres de l'Amour.
Page9

Les heures de cours passent.
Comme chaque jour aux récréations je scrute la cour à la recherche de cette fille qui m'attire. Il n’y à rien à faire, je suis obsédé par la nécessité de l’approcher, de lui parler.
Pourquoi n’est-elle pas là ? Ses camarades de classe sont visibles, mais elle non.
Je me surprends à remonter et arpenter les couloirs de l’école pour essayer de la localiser.
Il arrive parfois que certains élèves préfèrent rester à discuter au chaud, bien que cela soit interdit.
Je ne le fais qu’une fois et furtivement. Je n’ai pas envie de prendre une punition pour avoir circulé dans les locaux.
Mais j’en arrive déjà à enfreindre les règles que j’avais jusqu’à maintenant, toujours respectées.Ce n’est pas bon signe.

Je suis impatient que sonne la fin de la journée. Je pense que j’aurai l’opportunité de la retrouver au marché, et c’est d’un pas un peu pressé que je remonte le chemin jusqu’à l’arrêt des bus.
Seulement lorsque j’arrive sur place, elle n’y est pas, et je ne la vois pas plus lorsque le car quitte Nuits St Georges pour entamer le circuit qui nous ramènera chez nous.
Je suis déçu, mais je garde l’esprit clair et disponible pour le camarade qui assis à mes côtés
me raconte la journée qu’il vient de passer.

Pourtant, une fois arrivé à la maison, enfermé dans ma chambre, j’ai du mal à me concentrer sur mon travail. Olivier lui, va la retrouver samedi.

Comme le vent sur la braise, la musique que diffuse radio Mont-Blanc active en moi les sentiments naissants.
Je ne m’en aperçois pas encore, mais comme une brume qui se lève, je commence déjà à subir le tourment de l’Amour.
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