TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour.
Page44.
Danielle ne me laisse pas le temps de répondre : « j’ai proposé à Max d’être présent quand tu souffleras les bougies. Nous sommes tous là, nous allons pouvoir passer au goûter. »
Madame Souvignet qui m’invite à m’asseoir, se lève pour aller chercher le gâteau. Danielle se déplace sur le banc pour que je puisse m’installer à côté d’elle, de fait je me retrouve face à Isabelle toute souriante à qui je demande :
« Olivier n’est pas ici, j’ai vu sa mobylette dans la cour ? »
En posant cette question je sens en moi « s’évaporer » la tension qui tout à l’heure me poussait à partir.
Madame Souvignet revient portant le gâteau dont les bougies sont déjà allumées. Le joyeux anniversaire entonné par l’assemblée reporte à plus tard la réponse à ma question.
Isabelle se lève souffle ses bougies sous la clameur des bravos.
Sur mon visage je sens son souffle, et quand la dernière flamme s’éteint c’est un discret « merci d’être venu » qu’elle m’adresse. Christelle assise à côté d’elle m’observe, le sourire dans les yeux.
Gâteau, boissons fraîches et rigolades accompagnent ce moment de partage. Tout le monde est de bonne humeur, et chacun a une anecdote rigolote pour l’entretenir.
Entre deux bouchées Isabelle se penche vers moi pour me préciser : « Parfois Olivier laisse sa mobylette ici quand il prend le bus. Je crois qu’il est à Dijon aujourd’hui. »
L’après midi déroule très vite ses heures le temps d’une balle aux prisonniers à trois contre trois jusqu’à ce que la maman d’Isabelle rappelle à ses enfants qu’il est temps de penser à préparer les bagages. Le départ pour les vacances a lieu demain.
Ma proposition empressée mais discrète de les aider est acceptée. Ce prétexte me permet de pouvoir rester ici encore un peu avec eux, de rester encore un peu près d’Isabelle, et puis c’est le retour d’Olivier qui vient récupérer sa mobylette.
Après quelques instants à discuter avec tous, il remercie les parents d’Isabelle avant de quitter la maison.
« Attends-moi Olivier je pars avec toi. »
Je décide de profiter de l’intermède créé par son arrivée pour quitter les lieux. Je sais que je vais avoir un peu le bourdon, et si je ne profite pas de cette occasion je risque d’être encore là jusqu’à trois heures du matin.
Isabelle n’est pas là quand je la cherche, je la retrouve dans sa chambre préparant ses affaires.
« Bon, je m’en vais Isabelle. Je vous laisse terminer votre préparation, passe de bonnes vacances là-bas. Au retour tu m’appelles si tu veux.
Tu sais ! si tu as le beau temps, quand tu regarderas les étoiles pense à moi…Je te ferai peut-être signe.
-Max attend, l’autre soir ta question pour la place dans le bus, j’ai la réponse.
-Ah oui ! Tu t’es souvenue ?
-Oui. En fait quand Olivier t’a appelé pour te présenter Maryse, tu m’as souri mais tu n’as pas cherché comme les autres à m’approcher. C’est pour cela et ton sourire je crois, que je me suis assise à côté de toi je voulais savoir qui tu étais, voilà. »
Ces mots résonnent encore dans ma tête alors qu’avec Olivier nous quittons Vosne Romannée sur nos mobylettes.
Ce soir dans le pré de la maison, profitant comme d’habitude de ces soirées chaudes, à l’entrée de ma tente près du feu dont les ombres dansent sur les murs voisins, je suis étendu les yeux rivés aux étoiles..
Je sais qu’une période vient de prendre fin, je sais qu’au fond de moi pointe l’angoisse de la séparation, l’angoisse que les conditions ne soient plus aussi favorables lorsqu' Isabelle sera de retour.
Je me laisse envahir par le sommeil, seul remède qui permet aux tourments de la vie de trouver un temps de répit.
Je me rends compte aussi que ce tunnel au fond duquel j’ai vu poindre à nouveau la lueur de l’Amour, je l’ai franchi malgré moi, aspiré par les évènements de ma petite vie.
Cette lueur reste toujours aussi forte, mais toujours distante aussi.
Autour de moi les parois sont noires et le tourbillon qui m'emporte, me porte,m'entraîne, me secoue, me jette dans la tempête de la vie.
Huit ans plus tard......
J'ai hâte de lire la suite, j'aimerai savoir écrire aussi bien, c'est très beau. :o)