TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour.----Bob Morane.
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Depuis quelques années j'ai le nez dans les livres. Ils me permettent de m'évader, de me construire et de me cultiver.
Maman grande lectrice de romans désespérait de me voir lire un jour, autre chose que: Akim, Tintin ou Astérix.
Elle à réussi à amorcer le plaisir de me plonger dans d'autres écrits en mettant entre mes mains les livres de la collection verte ou rose: aventures du club des cinq, du clan des sept ou d'Alice. J'ai ainsi délaissé les bandes dessinées.
Puis un jour il y a deux ans, Laurent, un copain de classe m'a proposé un livre d'Henri Vernes: Bob Morane. Depuis je ne lis ou relis que ça.
Son personnage polytechnicien, chevalier des temps modernes, Zorro d'une autre époque, est la face cachée de ce que j'aimerai être.
Au quotidien mes pensées, mes actes collent à ceux de Bob Morane. Certes avec en moins le risque, et le courage peut-être aussi, mais cela, je n'ai jamais eu l'occasion de le vérifier.
Séduit par sa conduite, par ses aventures qui approchent certaines de mes convictions intimes quant à la réalité de la vie, j'ai aussi amené Olivier à découvrir cette série.
Il arrive ainsi que nous passions ensemble un moment dans ma chambre, plongés chacun dans une de ces histoires.
Michel a donc un physique qui correspond à celui que j'ai imaginé pour mon héros,
pour le peu que je connais de lui, dans la sourde protection que je projette sur Danielle, cela suffit pour qu'il me soit sympathique et que je ne ressente pas de danger pour la soeur d'Isabelle.
Cette après-midi est des plus agréables. Trois garçons, trois filles au bord de l'eau, partageant en rigolades le temps des baignades et du bord de plage.
Je constate que dans l'eau Michel est moins à l'aise que moi, et lorsqu'il me défie en joutes aquatiques, bien qu'il soit de trois ans mon aîné et physiquement plus fort, je suis avantagé.
Pour ne pas qu'il perde la face, je résiste à ces assauts mais lui laisse la victoire.
Après quelques-unes une de ces luttes je sens qu'il n'est pas tout à fait dupe; dans son sourire je perçois de la reconnaissance.
Il abandonne les joutes et notre camaraderie vient de se créer.
Je leur montre un jeu que nous pratiquons à la mer avec papa: grimper sur les épaules de quelqu'un qui devient ainsi un plongeoir idéal. Seuls les garçons s'y exercent.
Puis ensemble avec les filles nous traversons à la nage les deux cents mètres du plan d'eau de la sablière. J'en profite pour discrètement montrer mon savoir-faire: longues brassées sous l'eau et nage indienne qui comme une lame de rasoir, fend délicatement le fil de la surface.
J'ai droit à quelques compliments de Danielle et de Michel. Mais là aussi je prends la précaution de ne pas trop les distancer.
En fin de ce joyeux après-midi, laissant le plan d'eau, nous nous arrêtons à la cabane à frites du parking.
A Danielle qui me propose une barquette, j'oppose un vif refus car je n'ai pas d'argent sur moi ni chez moi d'ailleurs, et par principe ce ne sont pas les filles qui doivent payer.
Michel reprend la main, insiste pour que je partage avec eux ce « goûté » en me disant:
« On vient de passer un bon moment ensemble, on le termine ensemble ».
Je mange donc mes frites avec eux, discrètement attentif à Isabelle en discussion avec Christelle. Elles ont l'air de se faire des confidences.
Tout en dégustant mes frites, j'en viens à tirer le bilan des heures qui viennent de s'écouler. Je me suis débattu dans l'eau comme un beau diable avec Michel et Christian, Danielle et Christelle ont bien discuté avec moi, alors qu'Isabelle, même si elle s'est bien amusée, ne m'a pas plus parlé que d'habitude.
Alors que j'en suis là dans mes pensées, Michel me pose quelques questions. Il veut savoir qui je suis, ce que je fais, me demande si j'ai une petite amie.
Je voulais savoir, vous écrivez tout au fur et à mesure sur votre blog directement, ou bien vous avez déjà tout écrit et vous faites un simple copier/coller ?
Car je m'étonne de votre vitesse d'écriture... J'écris moi même un livre traitant de fantastique, mais je n'avance pas aussi vite que vous...