Posté le 14.03.2008 par aimerpourlavie
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Comme une chenille au soleil, la lumière d'une fille sans pareille,
pousse Max à sortir du cocon de ses quinze ans.
Lorsqu'il lève les yeux sur elle, lorsqu'il pose son regard sur Isabelle,
son coeur de paille insuffisamment armé, ne peut prévoir ni résister
à l'incendie qui doucement le gagne et va le consumer.
Chevalier sans armure avec au coeur le temps des troubadours et damoiselles,
Max s'élève seul au sommet d'un amour inconditionnel.
Dans sa secrète brûlure endurée, il en perd la raison.
Dans les cendres de cet Amour il devra choisir entre vivre ou mourir.
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Posté le 17.03.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour.----Bob Morane.
Page29
Depuis quelques années j'ai le nez dans les livres. Ils me permettent de m'évader, de me construire et de me cultiver.
Maman grande lectrice de romans désespérait de me voir lire un jour, autre chose que: Akim, Tintin ou Astérix.
Elle à réussi à amorcer le plaisir de me plonger dans d'autres écrits en mettant entre mes mains les livres de la collection verte ou rose: aventures du club des cinq, du clan des sept ou d'Alice. J'ai ainsi délaissé les bandes dessinées.
Puis un jour il y a deux ans, Laurent, un copain de classe m'a proposé un livre d'Henri Vernes: Bob Morane. Depuis je ne lis ou relis que ça.
Son personnage polytechnicien, chevalier des temps modernes, Zorro d'une autre époque, est la face cachée de ce que j'aimerai être.
Au quotidien mes pensées, mes actes collent à ceux de Bob Morane. Certes avec en moins le risque, et le courage peut-être aussi, mais cela, je n'ai jamais eu l'occasion de le vérifier.
Séduit par sa conduite, par ses aventures qui approchent certaines de mes convictions intimes quant à la réalité de la vie, j'ai aussi amené Olivier à découvrir cette série.
Il arrive ainsi que nous passions ensemble un moment dans ma chambre, plongés chacun dans une de ces histoires.
Michel a donc un physique qui correspond à celui que j'ai imaginé pour mon héros,
pour le peu que je connais de lui, dans la sourde protection que je projette sur Danielle, cela suffit pour qu'il me soit sympathique et que je ne ressente pas de danger pour la soeur d'Isabelle.
Cette après-midi est des plus agréables. Trois garçons, trois filles au bord de l'eau, partageant en rigolades le temps des baignades et du bord de plage.
Je constate que dans l'eau Michel est moins à l'aise que moi, et lorsqu'il me défie en joutes aquatiques, bien qu'il soit de trois ans mon aîné et physiquement plus fort, je suis avantagé.
Pour ne pas qu'il perde la face, je résiste à ces assauts mais lui laisse la victoire.
Après quelques-unes une de ces luttes je sens qu'il n'est pas tout à fait dupe; dans son sourire je perçois de la reconnaissance.
Il abandonne les joutes et notre camaraderie vient de se créer.
Je leur montre un jeu que nous pratiquons à la mer avec papa: grimper sur les épaules de quelqu'un qui devient ainsi un plongeoir idéal. Seuls les garçons s'y exercent.
Puis ensemble avec les filles nous traversons à la nage les deux cents mètres du plan d'eau de la sablière. J'en profite pour discrètement montrer mon savoir-faire: longues brassées sous l'eau et nage indienne qui comme une lame de rasoir, fend délicatement le fil de la surface.
J'ai droit à quelques compliments de Danielle et de Michel. Mais là aussi je prends la précaution de ne pas trop les distancer.
En fin de ce joyeux après-midi, laissant le plan d'eau, nous nous arrêtons à la cabane à frites du parking.
A Danielle qui me propose une barquette, j'oppose un vif refus car je n'ai pas d'argent sur moi ni chez moi d'ailleurs, et par principe ce ne sont pas les filles qui doivent payer.
Michel reprend la main, insiste pour que je partage avec eux ce « goûté » en me disant:
« On vient de passer un bon moment ensemble, on le termine ensemble ».
Je mange donc mes frites avec eux, discrètement attentif à Isabelle en discussion avec Christelle. Elles ont l'air de se faire des confidences.
Tout en dégustant mes frites, j'en viens à tirer le bilan des heures qui viennent de s'écouler. Je me suis débattu dans l'eau comme un beau diable avec Michel et Christian, Danielle et Christelle ont bien discuté avec moi, alors qu'Isabelle, même si elle s'est bien amusée, ne m'a pas plus parlé que d'habitude.
Alors que j'en suis là dans mes pensées, Michel me pose quelques questions. Il veut savoir qui je suis, ce que je fais, me demande si j'ai une petite amie.
Posté le 18.03.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
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Dans les cendres de l'Amour.--.
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Levant mon regard vers la Soussou, je ne suis pas gêné pour répondre que non et que je n'en cherche pas.
Michel me reprend: « Tu n'en cherches pas parce que tu en as déjà une ou parce que tu n'en veux pas? » Il termine sur un éclat de rire amical, j'ai l'impression qu'il me tend une perche.
Je remarque aussi à son regard, que Christelle a saisi la réalité de mes sentiments.
Toujours par peur de rompre le charme de ce mince lien qui m'unit à Isabelle, je ne donne pas de réponse directe à cette question. Je me contente de dire que souvent les gens confondent compagnie, bagatelle, et Amour. Que les deux premiers ne m'intéressent pas.
Danielle appréciant ma réponse rajoute que des garçons comme moi il n'y en a certainement pas beaucoup...
Je veux bien la croire.
Sur ces paroles, je prends congé du clan Souvignet en les remerciant de m'avoir permis de partager ces moments sympathiques. Alors que je m'éloigne, je suis surpris par Isabelle qui m'accompagne jusqu'au solex pour tout simplement me dire: « au revoir, à bientôt Max. »
Une fois sur la route, j'essaye de comprendre ce que cela pouvait signifier. Je me souviens avoir remarqué le coup d’œil de Christelle à Isabelle lorsque que j'ai serré la main de ses frères, mais Je ne trouve pas de réponse satisfaisante.
Juillet est déjà là. L'école est finie pour cette année scolaire. L'an prochain je passe en troisième, ça sera l'année du brevet.
Un soir de juin en rentrant de l'école, je me suis présenté à mon futur patron. En passant au secrétariat de l'entreprise j'ai remercié madame Chavate, une relation de maman par qui j'ai obtenu cette place.
J'ai commencé à travailler il y a déjà une semaine et pour un mois complet. J'en suis très heureux. Mes journées ont enfin un but, et j'ai moins de scrupule à passer du temps en loisir à la maison ou avec les copains.
Mon job est principalement de décharger les camions qui livrent les fruits nécessaires à la fabrication des liqueurs conçues par l'Héritier Guyot, dont le cassis est la plus connue.
J'apprends à côtoyer d'autres garçons, de mon age ou plus vieux. J'éprouve plus de sympathie pour deux d'entre eux: Christophe de Chambolle Musigny et Frédéric de Nuits St Georges. Nous travaillons ensemble ainsi qu'avec Olivier qui forcément ne se gêne pas pour faire figure d'ancien dans cette boite.
Je connais Christophe de vue pour l'avoir déjà observé à la piscine. Toujours avec un tee short jaune et des palmes à la main. Son surnom Poiss, lui vient parait-il de ses camarades qui pensent qu'il nage aussi bien qu'un poisson chat...alors qu'eux osent à peine entrer dans l'eau.
Je découvre aussi qu'Olivier à ici un surnom: Pied de vigne, mais je ne sais pas pourquoi, et il ne veut pas m'en donner l'explication. Mystère.
Papa m'a ramené un Cady, la petite mobylette que n'utilise plus ma cousine. Je peux ainsi me déplacer plus facilement avec Olivier. Sur son insistance d'ailleurs, j'ai convaincu maman de nous laisser le samedi soir participer aux bals des villages voisins, en promettant d'être prudent et de toujours fixer mon heure de retour. A la maison c'est une première, Lalane n'ayant jamais eu cette autorisation.
Les autres soirs de la semaine je suis souvent à Flagey chez lui, d'où nous partons pour traîner.
Comme je n'ai pas d'argent de poche et que ma première paye n'est pas encore obtenue, pour économiser de l'essence je passe en roue libre dans les descentes, et sur terrain plat je m'agrippe à l'épaule d'Olivier qui me remorque.
Souvent nous en profitons pour pousser jusqu'à Vosne. Isabelle et Christelle sont heureuses de nous voir arriver, car pour madame Souvignet je fais office de chaperon. En effet les filles ne peuvent rester le soir à l'extérieur que si je suis là.
Posté le 19.03.2008 par aimerpourlavie
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Dans les cendres de l'Amour.--- Les vacances d’été - Christophe---
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Le temps est beau la journée, et les nuits sont douces en ce début d'été.
Lorsque que nous nous retrouvons à Vosne, nous laissons nos mob chez la Soussou pour divaguer à pieds sur les routes calmes de notre campagne.
Nous ne manquons pas de passer dans les vergers pour marauder quelques fruits.
Les cerises sont les plus appréciées et le risque d'être découvert pimente ces soirées.
Parfois il m'arrive aussi de me retrouver seul sur la route avec Isabelle.
Absorbés par nos discutions, nous continuons de marcher côtes à côtes, alors qu'Olivier et Christelle ayant trouvés quelques coins discrets, doivent échanger plus intimement leurs points de vues...
A vougeot, dans le pré qui jouxte notre jardin, comme chaque année j'ai dressé la vielle tente de camping. Deux grandes chambres la composent. Les soir c'est là que je dors profitant ainsi de la beauté du ciel étoilé et de la fraîcheur de la nuit. J'ai un peu l'impression d'être en vacances ailleurs.
On se retrouve parfois là aussi avec Olivier quand on ne travaille pas. Nous lisons ou jouons aux dames sous la toile. Même lorsque Christelle l'accompagne.
Au travail je me rapproche de Christophe, ou peut être est ce lui qui se rapproche de moi. Le fait que j'ai une soeur qu'il ne connaît pas encore, ne doit pas être étranger à cela.
C'est vrai que Gaby est une belle fille, je crois aussi remarquer qu'elle à l'oeil coquin. J'ai déjà entendu des hommes lui dire: « Ah si j'avais vingt ans de moins.... »
Au boulot, c'est un peu l'euphorie. En attendant que les camions arrivent nous sommes plus ou moins libres de nos mouvements. Nous ne loupons donc pas le rituel du petit vin blanc de neuf heures avec les ouvriers de la boite. Nous nous cachons un peu dans la remise des sacs à sucre pour ces instants clandestins. A l'occasion cela nous permet aussi de rattraper un peu de sommeil perdu, mais ne nous empêche pas de bien faire notre travail.
Il me semble qu'Olivier se tient à l'écart du groupe.
Christophe est plus âgé que nous. Il se prépare à passer son permis de conduire, il possède déjà une 125 yamaha.
Il la conduit parfois je crois, sans l'autorisation de ses parents bien que son père n'hésite pas à manier le crochet à feu s'il désobéit. Mais me dit-il en souriant: « Je cours plus vite que lui. »
Deux évènements de société s'ajoutent au temps des vacances pour contribuer à cette euphorie.
Un nouveau jeu de loterie ouvert à tous vient de naître. Le loto qui parait-il, permet aux moins nantis s’ils sont chanceux, de devenir un jour millionnaire en trouvant six numéros tirés au sort. Bien sûr nous créons une cagnotte pour tenter notre chance. Fred se charge de la gestion.
Et le tube de l'été que l'on arrête plus d'entendre: Rock collection de Laurent Voulzy.
Et la petite fille chantait, et nous tous aussi. C'est fabuleux.
Est-ce cela une vie d'adulte? Travailler, partager de bons moments avec les collègues ou d'autres personnes, profiter de la vie qui nous est donnée? Si c'est le cas, vivement que je finisse l'école !
Aujourd'hui à la sortie du travail Christophe m'a proposé de passer ce soir me voir à la maison. J'accepte sa demande.
Il fait bon comme toutes les nuits passées, et avec Gaby nous attendons sur la place de la mairie la venue de mon copain. Le bruit d'une moto annonce son arrivée.
Le beau mec du village d'à côté est là. Christophe sort des blagues, use de son charme, et Gaby entre dans son jeu. Ces deux là se trouvent sympa c'est certain.
Tandis que je les laisse deviser, je pense à Isabelle. Ce soir elle était de sortie avec ses parents, à Beaune je crois.
J'émets vers le ciel une prière:
« Isabelle, j'envoie ce message aux étoiles qui accompagnent nos promenades, afin qu'elles parviennent à le faire passer dans ton coeur.
Je t'aime Isabelle! tu sembles l'ignorer, mais je t'aime vraiment. Je voudrais partager avec toi chaque émotion de ma vie. Tu es belle mais plus que ça, tu es une fille bien. Je veux te protéger et je veux t'aimer.
Je crois au fond de moi que tu sais ce que j'éprouve, c'est justement pour cela que je ne t'en parle pas.
Ta soeur, Michel, Christelle ont fait quelques approches, tu n'as pas pu les ignorer. Si jusqu'à maintenant tu n'as fait aucune allusion à leurs paroles, c'est que tu ne veux certainement pas en entendre parler...
Isabelle le ciel m'en est témoin...je t'aime.
Fais moi un signe.»
Alors que j'envoie ce message aux astres du ciel, la nuit est traversée par une étoile filante. La première que je vois, il faut faire un voeux.
"Je souhaite...je souhaite qu'Isabelle m'aime un jour.
Pour cela j'attendrais."
Posté le 21.03.2008 par aimerpourlavie
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Dans les cendres de l'Amour.
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Le temps des jours qui passent, s'écoule lentement dans la chaleur de cet été soixante seize qui parait-il est exceptionnel.
Ce n'est pas vraiment faux, car pour la première fois, avec Olivier nous préférons nous réfugier dans la cave de la maison à manger du camembert et boire une bonne bouteille de vin, plutôt que de traîner dehors.
Avec Christophe nous passons un peu plus de temps ensemble chaque jour. De ce fait, je découvre que dans notre relation, dans nos conversations, il n'y a pas d'ambiguïté, ni la sourde jalousie que je ressens avec Olivier pour qui je dois peser chacun de mes mots.
Je suis un peu surpris d'éprouver avec lui un plaisir dans le dialogue où je peux rester naturel et sans crainte.
Maintenant Christophe entre à la maison. Il aime bien jouer avec notre chienne Sibelle et discuter avec Gaby. L'inverse n'est pas vrai même si l'idée à du lui passer par la tête.
Je l'emmène aussi un soir à Vosne Romannée où je le présente à Isabelle et Christelle. Tout le monde le trouve sympathique, et moi, à le voir parler avec Christelle je devine que ce n'est pas la dernière fois qu'il viendra.
Le jour où il obtient son permis de conduire, il arrive le soir même à Vougeot dans la R12 bleue de ses parents. Il me prend au passage pour que nous fassions un tour ensemble. Je me sens honoré par cette proposition de partager avec lui ce moment. C'est aussi la première fois que je monte dans la voiture d'un copain, quelle liberté...
C'est le temps pour ma famille de partir en vacances. Quatorze juillet quinze août, un mois seul à la maison. Cette transition est bien venue.
Cette année encore plus que les autres, j'en veux à papa d'être ce qu'il est: distant, toujours dans son travail, ne nous transmettant ses doléances que par l'intermédiaire de maman. Alors que pendant un mois le temps du camping, il est un peu plus proche de nous en partageant les jeux d'eau, de boules ou de cartes. Cette année je ne crois pas que j'aurai su participer à ces jeux.
Avec leur départ j'aurai une tension de moins et je réalise que tout ce temps libre, tout ce bonheur qui m'est donné, je ne dois ni le gaspiller en bêtises ni en abuser. Je reste sérieux.
Quand vient la fin de la semaine de travail, du vendredi soir au lundi matin est une longue période que je n'ai aucun mal à gérer. Je n'ai pas le temps de m'ennuyer entre la piscine de Vougeot et sa cabane à frites, Saule-Guillaume et mes ballades pour rejoindre les uns ou les autres.
Christophe a le béguin pour Christelle. Il vient maintenant me chercher en semaine entre midi et quatorze heures pour que nous allions la retrouver. Isabelle n'est pas toujours là.
Ce n'est pas très grave, pour faire passer le temps Christophe me propose sa moto.
J'ai l'impression d'être un alibi: la maman de Christelle préfère aussi savoir que sa fille est avec moi...
En fait j'utilise peu la Yamaha, je préfère m'asseoir dans un coin, pensif à ma situation, et attendre.
Attendre l'éventuel passage de Danielle, de Michel ou d'Isabelle qui n'est pas là, ou que je ne veux pas déranger à cette heure; attendre la reprise du travail.
Je me compare à Christophe. Il a l'air plus heureux que moi avec Christelle, mais est ce de l'Amour qu'ils éprouvent l'un pour l'autre? Et quand bien même, ne vaut il pas mieux un semblant d'amour qu'un Amour voué à la solitude?
Lui me dirait certainement que oui. Il m'a déjà interrogé sur ce que j'attendais d'Isabelle.
« mais va lui dire! ou embrasse la! Tu verras bien, m'a t-il conseillé.
Depuis six mois tu te tortures peut être pour rien, tu vas durer longtemps ainsi? Ou alors tu es maso... »
Hum! Maso, certainement pas. J'Aime.
J'aime vraiment de tout mon coeur, je ne connais rien de plus fort, rien de plus beau.
Aimer c'est un don de soi. Un don n'est jamais une torture, mais un plaisir.
Ce don aurait certainement plus de valeur s’il était connu, déclaré. Mais un don parfois met dans l'embarras celui qui le reçoit. Non je ne change rien et reste sur ma position.
J'ai aussi peur de devenir un poids pour Isabelle. Nous partageons notre amitié c'est certain, mais elle n'a peut-être pas envie de me retrouver aussi souvent que j'en ai envie. Le fait que je sois là à chaque fois que Christophe vienne l'oblige peut-être à me tenir compagnie.
« Eh Max! »
Je sors de mes pensées. De l'autre côté de la rue Isabelle me fait signe de la rejoindre. Mon coeur s'affole un peu, elle est là, et que me veut-elle?
Posté le 22.03.2008 par aimerpourlavie
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Je me retiens pour ne pas la rejoindre en courant. J'arrive à ses cotés avec sur mes lèvres le sourire de mon coeur.
Dans un rapide bonjour elle me dit:
« Je pars en courses avec Danielle, c'est elle qui m'a dit que tu étais là. Tu ne travailles pas aujourd'hui?
-J'accompagne Christophe lorsqu'il vient voir Christelle, nous allons bientôt repartir au travail.
-Pourquoi ne viens tu pas à la maison au lieu d'attendre dehors?
-Mais je me vois mal arriver chez toi comme cela sans prévenir à l'heure du repas en plus. Non je suis bien dehors, et cela me permet de penser à toi; je me demande ce que tu fais, où tu es.... »
Isabelle doit rejoindre sa soeur qui l'appelle, nous allons nous séparer, mais avant elle me demande:
« Tu peux passer ce soir? Viens pour vingt heures trente.
-Si tu veux, je serai là. »
Non de non ! Quelle surprise.
Derrière moi j'entends la moto de Christophe qui démarre. Il est l'heure d'y aller. Comme d'habitude nous rentrons par les chemins de vignes du Clos-de-Vougeot.
Sur le trajet du retour je lui raconte le rendez-vous d'Isabelle pour ce soir. Il est content pour moi. Il n'arrête pas de dire:
« Ouh c'est bon ça! Ouh c'est bon ça!
-Tu en as de bonnes! c'est bon de rien du tout, elle veut certainement me dire ou me demander quelque chose. Que ma présence lui pèse par exemple.
-Mais non! Elle ne t'aurait pas demandé de venir ce soir pour ça. Tu me raconteras?
-...Au fait, tu fais quoi ce soir?
-J'ai prévu de retrouver la Joe.
-La Joe! Qui est-ce?
-La Joe? C'est Christelle! Je ne sais pas d'où lui vient ce surnom, mais c'est le sien.»
Il me laisse chez moi et nous nous retrouvons au travail.
Tout l'après-midi je cogite sur le rendez-vous de ce soir. Je pense aussi au message que j'ai adressé aux étoiles, est-ce un retour ? mais je me raisonne, il ne faut pas rêver.
J'en suis là dans mes pensées lorsque monsieur François le gérant, passe en courant en lançant des jurons: « Merde, merde ».
Il se dirige vers des appels que j'entends au loin. Tiago passe vers moi en courant, je l'interroge:
« Mais qu'est ce qui se passe?
-C'est Christophe!
-Mais bon sang quoi Christophe?
-Il a eu un accident... »
Je lâche ma pelle pour courir dans la direction suivie par monsieur François. Je débouche dans une salle juste à temps pour reconnaître Christophe dans son tee short jaune. Il est debout entouré de plusieurs personnes qui le conduisent je ne sais où.
Fred qui lui aussi est là, me commande de ne pas les suivre. Je l'interroge à son tour.
« Mais que ce passe t-il?
-Christophe devait nettoyer cette cuve, il à donc saisi le tuyau de vapeur sous pression qui est là, et au quand il a appuyé sur le déclencheur, le jet à été projeté sur lui.
-Merde, c'est grave?
-Il est au moins brûlé s’il ne s'est pas cuit les yeux. »
Fred ne me rassure pas du tout.
Je regarde d'un air méfiant le tuyau de vapeur posé au sol. Son embout est fait de deux extrémités qui se ressemblent. C'est vrai que si je devais le manipuler, je ne serais pas capable de deviner par où sortirait le jet.
Je suis atterré. Mes états d'âme pour ce soir ce sont envolés.
Posté le 23.03.2008 par aimerpourlavie
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Dans les cendres de l'Amour.
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Je traverse le quai de l'usine pour passer à côté chez Martelet où les copains de Christophe travaillent.
En me voyant arriver ils me font signe qu'ils sont déjà informés des évènements. Ils ont même des nouvelles sur la gravité de l'accident.
« T'inquiètes pas me lance le Modo, il a eu de la chance, le jet de vapeur est passé à côté.
Il est bien brûlé à l'épaule, mais il s'en tirera. Je lui ramène sa moto ce soir. »
Ce soir... cela me revient, je dois aller à Vosne. Je serais donc seul, il me faudra prévenir Christelle. J'oublie un peu Christophe, de toutes façons il est entre de bonnes mains.
Olivier m'a rejoint et tous nous n'avons pas trop le coeur à l'ouvrage, la fin de la journée est bientôt là. .
Plus tard, assis au pied de la pointeuse nous commentons tous l'accident de Christophe. Ils sont quatre de Chambolle à attendre avec Olivier, Fred et moi, que sonnent dix huit heures.
La réputation des gars de cette commune n'est pas très brillante.
Ils seraient bagarreurs, buveurs, et paraît-il aucun étranger n'arrive à s'installer dans ce village.
Je ne peux mieux les connaître car pour la scolarité ils dépendent du collège de Brochon.
C'est donc pour moi une première que de les fréquenter.
Il n'y en a qu'un dont je me méfie: le Modo qui dans son regard transpire la bagarre.
Les autres: le Cous, le Claude, le Vainvain ne semblent pas pire que moi.
Et ce soir alors que j'exprime mon inquiétude pour Christophe, ces gars y compris le Modo
me montrent quelque chose comme du respect. Je ne sais pas à quoi cela est dû.
Vingt heures. Après les émotions de cette après-midi, je suis gagné par l'appréhension de ce qui m'attend ce soir. Il fait encore chaud en ce début de soirée, ou est-ce moi qui suis en ébullition?
Je ne tarde pas à quitter la maison, il me faut déjà passer voire Christelle pour lui donner des nouvelles du Poiss.
J'arrive chez elle pose ma mob et frappe à la porte. Sa maman m'ouvre, c'est la première fois que je la vois:
« bonjour madame, je viens voir Christelle.
-Tu es Max c'est cela?
-Oui madame le copain d'Isabelle.
-Entre elles sont toutes les deux dans la cuisine. »
En effet, Isabelle et Christelle assises dans la cuisine m'annoncent qu'elles sont au courant pour Christophe.
C'est vrai, je n'ai pas pensé au téléphone. Le Poiss à appelé la Joe en fin d'après-midi, du coup elle en sait plus que moi.
« Il va bien me dit-elle, brûlé au deuxième degré à l'épaule mais il va bien. Il est arrêté une semaine et il va passer son temps à la piscine de Vougeot. ».
Bien; j'ai réglé la première partie de ma soirée. J'attends un peu tendu la suite des évènements
Posté le 25.03.2008 par aimerpourlavie
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Isabelle se lève enfin, dit au revoir à Christelle et à sa maman, j'en fais autant.
Nous nous retrouvons tous les deux à l'extérieur. Elle me dit qu'elle doit retourner chez elle prendre son pull. Nous prenons donc la direction de sa maison où Danielle et Michel sont assis sur le muret que je connais bien.
Je reste avec eux le temps qu'Isabelle revienne avec son vêtement.
« Alors! Me lance Michel, tu sors en tête-à-tête?
-Il semblerait qu'Isabelle en ait besoin. »
Je crâne une peu devant lui mais je n'en mène pas large.
« Michel laisse le tranquille, intervient Danielle.
Max samedi nous fêtons l'anniversaire d'Isabelle, vers seize heures tu seras là?»
Je ne sais pas quoi répondre, peut-être que tout va dépendre de ce soir.
« Oui... oui j'essayerai d'être là .
-Ca n'a pas l'air de t'emballer me dit Michel.
-Si... si bien sûr, mais je ne suis pas certain que cela fasse plaisir à Isabelle. Si je lui impose
ma présence....
-Elle aime bien quand tu es là, et moi aussi m'interrompt Danielle »
J'entends la porte du garage qui s'ouvre, voilà Isabelle qui arrive. Elle est là, dans son jean et son pull gris.
Je réalise encore plus que contrairement aux soirées passées, nous allons être seuls tous les deux. Un grand soufflet active le feu de mon coeur.
Nous restons un moment à parler avec Danielle et Michel qui font des projets pour leur avenir: changer de travail, s'installer...
Puis Isabelle me propose de les abandonner et nous prenons en marchant la direction de Flagey.
Je ne tremble pas, les battements de mon coeur se sont apaisés. Chemin faisant, nous conversons de choses et d'autres alors qu'il est déjà plus de vingt deux heures.
Je regarde ma montre par habitude car madame Souvignet m'a déjà dit dès le début de nos sorties nocturnes, sérieusement mais avec son grand sourire:
« Max c'est toi qui est responsable. Je veux qu'Isabelle soit à la maison pour minuit, c'est entendu... »
Nous marchons et nous rions, moi heureux d'être là avec Isabelle, elle des anecdotes que je lui rapporte de mes journées de travail.
Je n'arrive pas à comprendre pourquoi nous sommes ici tous les deux. Ce n'est pas juste pour sortir de chez qu'elle a souhaité ma présence. Il doit certainement exister une bonne raison à cela. Mais qu'attend t-elle? Nous arrivons à la sortie de Flagey il est déjà vingt trois heures, nous devons prendre le chemin du retour pour être rentré à temps.
Tout en lui parlant je prends discrètement le temps de l'observer.
Elle est belle, elle est douce, elle est droite et pure, mais bien plus que cela, elle est celle que mon âme attendait de rencontrer.
Comment expliquer ce que je ressens au coeur. C'est comme un tourbillon de feu qui tour à tour m'envahit, pour s 'éloigner presque à se faire oublier puis resurgir comme un cheval dont on entend au loin le galop se rapprocher.
Mes cinq sens sont étrangers à cela. Non, cela vient vraiment de l'intérieur.
« Je t'aime Isabelle, merci d'être là avec moi », telle est la pensée qui rythme mes pas.
Je cherche le moyen de ralentir la course de ma montre. Je n'y arrive pas.
Isabelle continue de plaisanter, et plus sérieusement nous parlons de la relation de Christelle et de Christophe: qu'ils ont de la chance, qu'ils s'entendent bien.
Depuis quelques instants elle a passé son bras sous le mien, peut-être a-t-elle un peu froid. Je n'ose pas rompre le charme de ce moment. Elle me parle de sa famille plus ou moins proche, des amis de ses parents, je ne comprends toujours pas où elle veut en venir.
Je pense très très fort: « Je t'aime Isabelle.»
J'essaye d'illuminer le ciel avec cette phrase qui me brûle.
Mon coeur et ma tête jonglent à toute vitesse avec ces trois mots qui ne peuvent franchir la frontière de mes lèvres.
Et nous sommes déjà au pont de la voie ferrée, la maison d'Isabelle est bientôt en vue.
Cette soirée ne vas pas se terminer ainsi? C'est maintenant ou jamais que je dois savoir, maintenant ou jamais que je dois lui dire.
Posté le 26.03.2008 par aimerpourlavie
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Sans préambule, je me jette à l'eau transgressant la règle que je m'étais imposée. Tout en continuant d'avancer je lui dis:
« Isabelle écoute moi, il faut que tu saches que je suis très heureux d'être là avec toi ce soir, comme tous ces autres moments partagés, et tu ne sais sûrement pas à quel point.
A ta demande, c'est la première fois que nous sommes seuls tous les deux! Voulais-tu m'entretenir de quelque chose en particulier?
Nous sommes arrivés tu vas devoir rentrer!»
Son bras se serre un peu plus au mien, puis elle me lâche, me demande d'attendre et entre chez elle. Je ne patiente pas longtemps pour la voir revenir.
« j'ai dit à maman que j'étais de retour et que je restais un peu dehors avec toi. Asseyons nous ici. »
Ici, désigne le goudron en plein milieu de la rue. A cette heure, la circulation est inexistante et la route conserve la chaleur de la journée. Je m'installe volontiers à l'endroit désigné et je m'assois entourant de mes bras mes genoux ramenés à la poitrine.
Légèrement à ma droite Isabelle me fait face dans la même attitude, la tête posée sur ses genoux.
Notre silence du moment est comblé par le chant des grillons. Isabelle me regarde mais ses yeux glissent sans s'accrocher aux miens.
Je résiste à mon envie de lui prendre la main, de lui entourer les épaules.
Pour mieux gérer cette attente je m'allonge sur la route, le regard fixant les étoiles. Un doigt tendu vers le ciel je romps le silence:
« Isabelle, tu vois là haut toutes ces lumières? Quand je suis avec toi, j'en ai beaucoup plus dans le coeur.
-Max, tu es vraiment un garçon à part! Je n'en connais pas d'autres comme toi.
-C'est un compliment ou un reproche?
-Non! Je suis contente de te connaître. On s'entend bien!
Quand je te parle tu m'écoutes, quand je ne dis rien tu respectes mes silences, tu ne cherches pas à m'embêter comme certains garçons, tu fais attention aux autres, tu sais apprécier la vrai valeur des choses, chez moi on te trouve sympa, Danielle autant que moi et je sais que je peux compter sur toi.
-Olivier et Christophe aussi vous les trouvez sympathiques!
-Eux ils sont rigolos, ce sont des dragueurs. Regarde! maman n'accepterait pas que je sois dehors à cette heure si tu n'étais pas ici.»
Me plongeant dans les abîmes insondables de la voie lactée, je laisse au silence le temps de prendre sa place. Les grillons doivent attendre la suite aussi; je ne les entends plus.
J'essaye sans savoir pourquoi, de graver dans ma mémoire ce qui vient d'être dit.
Je suis intérieurement fier qu'Isabelle me distingue des garçons de mon âge, fier de la confiance que me porte cette famille que j'apprécie beaucoup, comblé que Danielle m'aime bien.
Pas une fierté orgueilleuse! non! simplement content que l'on m'attribue des qualités.
Hormis le professeur de sport, peu m'en ont fait. Lalane parfois peut-être.
Mais comment pourrait-il en être autrement. Je ne fais rien de remarquable, les actes du coeur ne font pas de bruit et sont invisibles pour la pluspart des gens.
Les mots que vient d'énoncer Isabelle me renvoient à la réalité et à la justesse de mes principes. De les avoir respectés me permet déjà d'être là ce soir, me permet de vivre ces émotions.
« D’accord, je comprends bien. Vous me considérez comme quelqu'un de respectueux.
Mais pour ce soir pourquoi voulais tu que je sois là?
-Je voulais que l'on se retrouve un peu sans les autres. Ce n'est pas toujours évident de parler sérieusement lorsqu'ils sont là. Je dois te demander quelque chose. »
Posté le 29.03.2008 par aimerpourlavie
TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour.----Amour – amitié, la déchirure.----
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Me demander quelque chose… Il me semble comprendre que ce n'est pas d’une déclaration qu'il s’agit et que ce n'est peut être pas le moment dl’exposer Isabelle au feu qui brûle en moi .
En fin de compte je vis en cet instant le moment le plus intense de notre relation.
J’ai l’impression depuis que je la connais, de gravir une montagne. Non pas comme un alpiniste qui endure une rude épreuve, mais plus comme un randonneur découvrant sur le sentier qui le mène vers les hauteurs, la grandeur des paysages qui l’entourent.
De gravir à l’aveuglette, sans avoir de carte ni d’indication précise de la direction à suivre,
juste en se laissant porter par la douce chaleur des lieux, et guidé par la certitude d’avancer vers quelque chose de beau.
Et là en cet instant, après les quelques heures que nous venons de partager ce soir, je suis à l’arrêt sur le chemin de cette montagne, un peu essoufflé, heureux de ce que je viens de parcourir, à me demander si j’ai le temps de continuer mon ascension ou s’il est temps de rentrer.
Mes yeux quittent les étoiles pour se poser sur le visage d’Isabelle qui reste silencieuse le regard dans le vague, certainement perdue elle aussi dans ses pensées.
Isabelle si tu pouvais m’aimer aussi…
Essaye t-elle de deviner ce que je pense ? A t-elle un souci dont elle veut me parler ? Il ne faut pas que je laisse le silence couvrir de sa chape de plomb le moment présent. Je regarde ma montre.
« Isabelle tu dois rentrer chez toi à quelle heure?
-J’ai tout le temps, je n'ai pas d'horaire.»
Sur ces mots elle change de position pour s'allonger à mes cotés dos sur la route, je retire ma veste de treillis pour la glisser sous son dos. Elle ne dit rien, je peux donc penser qu’elle accepte ce rôle du chevalier servant que j’endosse déjà depuis quelques semaines.
« Alors avant que tu me dises ce dont tu veux me parler écoute moi.
Je ne te l’ai encore jamais dit, mais dans ma vie il y a deux choses que je désire depuis toujours il me semble.
Tu vois ce ciel au-dessus de nous. Chaque point est un monde avec sa vie particulière.
Depuis très jeune je suis convaincu que nous ne sommes pas seuls dans l’univers, convaincu que très proche de nous vivent des êtres encore plus évolués, encore plus sages et qui certainement ont déjà dû donner beaucoup aux hommes.
Donc mon premier souhait est de ne pas mourir avant d’avoir eu confirmation de cette certitude.
Le deuxième est de vivre : dans le vrai, dans la sincérité de mes actes, dans l’honneur de la parole donnée, vivre l’amour vrai et sincère. Non pas pour me distinguer des autres, mais parce que c’est le ressenti que j’ai de ma vie. C’est ce qui vibre en moi et qui, comme le balancier de l’horloge, guide mes pas, guide mes actes, construit mes émotions et fait ce que je suis.
-……Cet instant est un peu magique Max. Nous sommes là allongés sur la route, la tête perdue dans les étoiles…..Tu exprimes des choses fortes et un peu étranges parfois, je ne saisis pas vraiment tout, mais j’en perçois la profondeur.
Quand je pense aux moments où nous sommes ensemble, c' est vrai que tu es toujours les yeux au ciel. Est ce dû à cette envie de voir un jour une vérité se concrétiser? »
Pour répondre, j’engage alors un débat qui ne peut avoir de fin. Croire ou non aux extraterrestres, expliquer pourquoi de tous temps les hommes ont attendu le retour de leurs Dieux les yeux rivés au ciel et non l’oreille collée au sol….