TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ RENE MAX.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Dans les cendres de l'Amour.------------ Chagrins d'Amours
Qui peut le croire? Mon plus fort chagrin d’amour je l’ai subi alors que j’avais huit ans et que, fait nouveau, je quittais mes parents afin de rejoindre obligé, avec ma petite sœur, une colonie de vacances à la Chaux-des-crotenay dans le Jura.
Je conserve quelques souvenirs de ces jours passés en collectivité. Rien de mes camarades du moment, mais ma monitrice…
Je n’ai plus souvenir de son prénom.
En descendant du bus je me suis trouvé pensais-je, face à une squaw, une indienne parmi tout ce monde qui débarquait, et je faisais parti du groupe d’enfants qu’elle gérait.
Déjà à cet âge, durant tout mon séjour, je me suis conduit comme un amoureux qui ne peu divulguer son état.
Elle m’aimait bien. Forcément, je faisais tout pour l’aider, tout pour être agréable.
Je me souviens aussi qu’elle aimait cette petite fleur bleue que je nommais clochette, et que l’on trouvait le long des chemins forestiers. Dés que je pouvais, je passais mon temps à cueillir ces plantes pour les lui apporter.
Souvent elle me tenait la main, elle me consolait aussi quand l’absence de maman se faisait trop fort. Et moi je l’admirais, mais ne lui disais rien.
Puis à la fin des vacances vint le jour du départ. J’étais dans son bus, quelle chance ! J’avais pu m’assoir sur le siège derrière le sien.
Tout le trajet je l’écoutais parler avec son amie, elle m’a encore adressé la parole, et puis à l’arrêt qui précédait celui où mes parents devaient m’attendre, elle est partie. Au revoir Max, et c’était fini.
Le bus a redémarré et je me suis mis à pleurer. Mais vraiment du fond du cœur et à gros sanglots.
Son amie qui était encore là essayait de comprendre ce qui m’arrivait. Elle ne pouvait pas, je ne parlais plus.
En descendant du bus je me suis jeté dans les bras de maman en pleurant. Mes parents ont pensé que cette émotion était due à nos retrouvailles. Je n’ai rien dit.
Maintenant encore, quand je vois ces clochettes, je repense à cette fille qui la première m’a laissé une vraie cicatrice au cœur.
Une autre fois encore, plus tard, alors que je faisais partie des louveteaux à Nuits St Georges, j’étais silencieusement épris de ma cheftaine qui était grande, brune, les cheveux longs, belle à mes yeux.
Elle aussi un jour n’est plus revenue. Mais ma peine cette fois, intériorisée, fut moins longue à gérer.
Mon arrivée au collège suscita aussi quelques irruptions sentimentales.
Pour Anne qui était dans ma classe. Amour que je tentais de garder secret, pour ne pas que l’on se moque de moi.
Elle était de Nuits donc déjà intégrée dans un groupe. Moi non.
J’essayais discrètement de lui faire connaître mes sentiments à son égard. Pour cela, je me débrouillais pour lui laisser des petits mots dans les poches de son manteau.
Elle a fini par me dire, un peu fâchée, qu’il fallait que j’arrête de mettre des « papiers » dans ses affaires. J’étais très gêné, en classe cela se savait.
Quand j’ai rencontré sa sœur mon cœur s’est à nouveau emballé, mais là, j’ai tout gardé pour moi.
Elisabeth, ma partenaire de l’an dernier au groupe de théâtre du collège.
J’ai eu à jouer le rôle d’un voleur qui s’éprend de sa victime. Il n’était pas de composition..
Au travers des dialogues de la pièce, c’est par mon regard que j’essayais de lui faire comprendre la réalité de mes sentiments. Comme savaient le voir Greta Garbo ou Grace kelly, dans les films que nous regardions à la maison. Mais là aussi j’ai manqué d’audace. De toute façon elle fréquentait des garçons plus âgés, je n’avais aucune chance.
Je voudrais juste que tu saches que quelqu'un peut te croire; J'ai 34 ans à présent et je me souviens encore aujourd'hui d'une fille que j'ai commencé à aimer à l'âge de 4ans et demi. Nous nous sommes rencontrés à l'église mais la suite n'est pas aussi belle que ce que le début promettait d'être : j'ai perdu 14 ans de ma vie en souffrances intérieures et extérieures, à gâcher ma jeunesse pour un amour qui jamais n'a su même me dire merci. Dorénavant, je gère mieux mes sentiments, mais il existe des gens qui, sans l'avoir demandé, comprennent bien mieux que d'autres les chagrins d'autrui. Au moins, je sais que sur ce plan-là, je peux aider des gens à traverser leurs épreuves, et je n'y manque pas lorsque l'occasion se présente. Je te souhaite bien du courage et la volonté d'être un acteur plus "intransigeant" avec ce que tu veux que ton Amour soit, envers une Femme. Sans celà, c'est toujours la vie qui te fera souffrir, avec ses alléas et ses coups bas. Courage ! il faut parfois savoir être un peu égoïste pour pouvoir enfin libérer notre altruisme à qui le méritera.